Ophiel est le gouverneur olympique associé à Mercure nommé dans l'Arbatel. L'imprimé de Bâle de 1575 et la version anglaise ultérieure de Turner conservent des présentations différentes de sa notice.
- Catégorie planétaire
- Mercure ☿
- Ligne des 1575 provinces
- 14
- Extrait de la source
- Aphorismes 16–17
Place dans la liste des sept noms
Ophiel se place au sixième rang des gouverneurs olympiques de l'Arbatel et se voit attribuer 14 provinces dans l'aphorisme 16. L'aphorisme 17 lui attribue un office associé à Mercure. Sa courte notice affirme qu'il enseigne tous les arts, procure promptement des esprits familiers et change le vif-argent en pierre philosophale pour quiconque est favorisé de son caractère. Le propos associe une catégorie planétaire, l'érudition et les espérances alchimiques. Aucune de ces assertions ne constitue un constat astronomique sur Mercure, et le texte n'apporte aucune preuve attestant de la réalité de la transformation envisagée.
Ce que le livre attribue
L'attribution de « tous les arts » peut paraître singulièrement vaste face au court paragraphe martial dévolu à Phaleg. Cette disparité offre un précieux témoignage sur la physionomie réelle de la source. Un tableau moderne alignant un nombre identique d'attributs à chaque ligne dissimulerait cette réalité. Pareillement, la pierre philosophale relève du lexique alchimique du texte et ne saurait être assimilée à une promesse contemporaine de bien-être ou d'efficacité personnelle. L'enseignement y est exposé comme une attribution revendiquée et non comme un programme d'étude ou un procédé éprouvé. L'aphorisme 17 est attesté tant dans le latin imprimé que dans la traduction anglaise postérieure de Turner.
La mention imprimée
Le nombre 14 d'Ophiel s'inscrit dans la suite 49, -42 corrigé, 35, 28, 21, 14, 7, qui aboutit au total de 196. La source consigne les noms et les caractères au sein d'une tradition typographique spécifique. La reproduction numérique de l'édition bâloise préserve le caractère d'Ophiel dans le contexte de sa page, encadré par les gouverneurs qui le précèdent et le suivent ; un glyphe moderne isolé perd cette assise documentaire et peut suggérer une netteté formelle que l'imprimé ancien ne possède pas.

Archives sources
- Bibliothèque universitaire de Bâle, Arbatel de magia veterum (1575), AN VI 37 ↗
- Exemplaire de Bâle, page imprimée 24, Aphorisme XVI, image 28 ↗
- Joseph H. Peterson, transcription parallèle en latin et en anglais par Turner ↗
- Bibliothèque du Congrès, édition anglaise recueillie par Robert Turner en 1655 ↗
