
Les aphorismes 15–17 nomment sept gouverneurs des cieux. Leurs correspondances planétaires et leurs charges extraordinaires sont des affirmations issues d'un texte magique de 1575, et non des observations astronomiques.
- Extrait de la source
- Aphorismes 15–17
- Gouverneurs nommés
- Sept
- Total imprimé
- 196 provinces
Pourquoi on les nomme olympiques
Dans cet ouvrage, l'Olympe désigne l'ordre céleste habité par ces figures. L'aphorisme 15 les situe dans le firmament et affirme que leurs actions dépendent de la permission divine. L'aphorisme 16 énumère les sept noms. L'aphorisme 17 associe ensuite chacun d'eux aux sept planètes traditionnelles selon l'ordre : Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure et Lune. Il s'agit d'une cosmologie septénaire de la Renaissance insérée dans un cadre de dévotion explicitement chrétien. Elle ne doit pas être amalgamée à la mythologie grecque au simple motif qu'« olympique » ressemble à « olympien », ni à l'Ars Goetia au prétexte que ces deux traditions traitent d'esprits.
Les pouvoirs qui leur sont prêtés varient. La notice saturnienne d'Aratron évoque la pierre, l'alchimie et la longévité ; la notice jupitérienne de Bethor cite la dignité et les trésors ; la notice martienne de Phaleg est brève et touche aux honneurs de la guerre. Och est solaire et bénéficie d'un long développement sur la sagesse et l'or. Hagith, Ophiel et Phul sont rattachés respectivement à Vénus, Mercure et la Lune. Les détails sont inégaux car la source elle-même est inégale ; un portrait accordant à chacun d'eux une liste rigoureusement identique de pouvoirs relèverait d'une invention éditoriale ultérieure. Leurs notices diffèrent en longueur comme en thématique, ce qui rend la brièveté martienne de Phaleg particulièrement frappante face au long compte rendu solaire d'Och.
Nombre de provinces et témoignage des caractères
La page imprimée de 1575 attribue 49 provinces à Aratron, 32 à Bethor, 35 à Phaleg, 28 à Och, 21 à Hagith, 14 à Ophiel et 7 à Phul. Ces chiffres donnent un total de 186, bien que le même feuillet indique explicitement une somme de 196. Un système régressif de sept en sept assignerait plutôt 42 à Bethor pour aboutir au total de 196. La transcription parallèle de Peterson présente le chiffre corrigé entre crochets. Le chiffre imprimé 32 et le nombre corrigé 42 montrent comment des tableaux postérieurs régularisent parfois sans un mot l'imprimé d'époque. Cette légère incohérence arithmétique passe facilement inaperçue dans une grille contemporaine bien ordonnée.
L'aphorisme 17 introduit des caractères pour les gouverneurs ; l'ouvrage mentionne également un caractère donné ou confirmé au cours d'une rencontre particulière. Un sceau vectoriel moderne peut copier un dessin d'époque, le modifier ou en importer un sans le préciser depuis un ouvrage postérieur. L'impression de 1575 fournit une forme historique de chaque caractère, tandis que des traités ultérieurs ont pu en redessiner les traits. Même un symbole photographié constitue la trace d'une figure imprimée, et non la preuve de l'existence de la fonction surnaturelle alléguée.
Descriptions disparates et formulations ultérieures
L'aphorisme 17 accorde une attention inégale aux sept gouverneurs : la notice de Phaleg est particulièrement brève comparée à celles d'Och ou d'Aratron. L'impression de Turner de 1655 propose une formulation anglaise ultérieure, tandis que l'imprimé bâlois préserve la liste originale des noms et la divergence dans la numérotation des provinces.
Les jours de la semaine associés apparaissent parfois dans des tableaux modernes, et l'aphorisme 16 mentionne expressément Aratron à la première heure du samedi avant de faire référence aux autres durant leurs jours et leurs heures propres. Cette phrase historique s'inscrit dans le système planétaire plus global de l'ouvrage, encadré par des aphorismes antérieurs qui exigent la prière et la retenue morale. Elle n'établit nullement qu'un jour ou qu'une heure spécifique suffise à produire un résultat.
