Phul est le gouverneur olympique associé à la Lune nommé dans l'Arbatel. L'édition imprimée de Bâle de 1575 et la version anglaise ultérieure de Turner conservent des formes différentes de sa description.
- Catégorie planétaire
- Lune ☽
- Ligne des 1575 provinces
- 7
- Extrait de la source
- Aphorismes 16–17
Place dans la liste des sept noms
Phul clôt la liste des sept noms et se voit attribuer sept provinces sur la page de Bâle. L'aphorisme 17 indique que ce gouverneur régit les choses lunaires et lui associe la transmutation des métaux en argent, la guérison de l'hydropisie, la mise à disposition d'esprits de l'eau et une vie particulièrement longue. Ces affirmations doivent être lues comme l'exposé propre au texte sur une fonction lunaire. La Lune astronomique est un astre observable ; la figure de Phul relève de la cosmologie spirituelle de l'Arbatel. L'auteur fait le lien entre les deux, mais ce rapprochement ne constitue pas une observation empirique.
Ce que le livre attribue
Sa disposition à la fin du groupe est importante sur le plan mathématique. Le nombre sept achève une suite décroissante dont le total idéal est 196. L'ouvrage de 1575 imprime pourtant 32 pour Bethor et 196 pour le total. Mentionner les sept provinces de Phul en regard de la liste complète explique pourquoi cette incohérence peut être mise en évidence. Si une source reproduit 42 pour Bethor, il peut s'agir d'une correction, d'un témoin différent ou d'une modernisation non signalée ; ce n'est pas une lecture littérale de la page 24 de l'édition de Bâle.
La mention imprimée
Phul est parfois dépeint dans les synthèses occultes modernes à travers un mélange de correspondances lunaires, aquatiques, thérapeutiques et divinatoires. Les trois premiers éléments s'appuient sur le court passage de l'aphorisme 17 ; des systèmes plus élaborés y ajoutent des correspondances plus tardives. L'imprimé d'époque, la traduction anglaise de Turner et les interprétations contemporaines divergent par leur langue et leur contexte. Les feuillets de Bâle présentent un caractère spécifique, tandis que les représentations isolées du « sceau de Phul » combinent souvent des formes apparues ultérieurement.

Archives sources
- Bibliothèque universitaire de Bâle, Arbatel de magia veterum (1575), AN VI 37 ↗
- Exemplaire de Bâle, page imprimée 24, Aphorisme XVI, image 28 ↗
- Joseph H. Peterson, transcription parallèle en latin et en anglais par Turner ↗
- Bibliothèque du Congrès, édition anglaise recueillie par Robert Turner en 1655 ↗
