Aratron est le gouverneur olympique associé à Saturne nommé dans l'Arbatel. L'imprimé de Bâle de 1575 et la version anglaise ultérieure de Turner conservent des présentations différentes de sa notice.
- Catégorie planétaire
- Saturne ♄
- Ligne des 1575 provinces
- 49
- Extrait de la source
- Aphorismes 16–17
Place dans la liste des sept noms
Aratron ouvre la séquence de sept noms à l'aphorisme 16 et se trouve associé à Saturne dans l'aphorisme 17. Le feuillet bâlois attribue 49 provinces visibles à ce gouverneur. Le texte décrit ensuite une hiérarchie placée sous ses ordres, composée de groupes descendants de rois, princes, présidents, ducs, ministres, familiers et messagers. Ces énumérations traduisent une administration céleste imaginaire ; elles ne constituent ni un décompte démographique ni un ensemble d'entités observées de manière indépendante. Commencer la série par le gouverneur associé à Saturne installe également la suite décroissante des provinces qui met en évidence l'anomalie du chiffre de Bethor à la ligne suivante.
Ce que le livre attribue
L'aphorisme 17 accorde à Aratron l'une des descriptions de fonctions les plus détaillées. Il l'associe à la pétrification des objets, à la transmutation réciproque du charbon et des trésors, à l'enseignement de l'alchimie, de la magie et de la médecine, au don de fécondité pour ce qui est stérile et à la prolongation de la vie. Le passage est intrinsèquement lié à ce que l'ouvrage appelle les effets saturniens. Ces actions spectaculaires sont des promesses formulées dans un texte du début de l'époque moderne, non des facultés vérifiées. Une liste contemporaine peut les réduire à un « démon saturnien de la transmutation », mais l'Arbatel désigne un gouverneur olympique dans une cosmologie religieuse et subordonne ses actes à la permission divine.
La mention imprimée
L'aphorisme 16 singularise Aratron en lui attribuant le samedi et la première heure de ce jour avant de mentionner les autres gouverneurs avec leurs jours et heures correspondants. Cette affirmation témoigne de la conception temporelle de la source, et non d'une instruction universelle que l'on pourrait extraire de la seule image d'un sceau. L'imprimé fournit des figures de caractères dans les explications attenantes ; des transcriptions modernes ultérieures peuvent en altérer les tracés. La figure de Bâle relève d'une impression ancienne bien déterminée. La fonction complexe d'Aratron, comparée à la notice bien plus brève de Phaleg, montre combien ce système prétendument harmonieux en sept parties s'avère en réalité irrégulier.

Archives sources
- Bibliothèque universitaire de Bâle, Arbatel de magia veterum (1575), AN VI 37 ↗
- Exemplaire de Bâle, page imprimée 24, Aphorisme XVI, image 28 ↗
- Joseph H. Peterson, transcription parallèle en latin et en anglais par Turner ↗
- Bibliothèque du Congrès, édition anglaise recueillie par Robert Turner en 1655 ↗
