Le Breton fige Flauros en 1863 sous les traits d'un léopard tacheté, excluant la métamorphose humaine aux yeux de flamme promise par la notice ; le nom dans l'Ars Goetia est Haures.
- Vedette 1863
- Flauros
- Ars Goetia
- N° 64 · Duc
- Légions
- Dictionnaire 20 · Goetia 36
Ce qu'énonce la notice de Collin de Plancy sur Flauros
Flauros est un grand général infernal qui apparaît sous la forme d'un terrible léopard. Sous forme humaine, il a des yeux de feu et un visage effrayant. Le dictionnaire lui attribue la connaissance du présent, du passé et de l'avenir, et le décrit comme hostile envers les exorcistes à moins d'être contraint dans un triangle. Vingt légions sont sous ses ordres. La notice fonde toute sa structure sur la transformation corporelle, le savoir, l'agressivité et la contrainte rituelle.
Le léopard donne une forme visible au danger prêté à la rencontre, tandis que la forme humaine conserve des yeux de feu d'un corps à l'autre. Le triangle conditionne une parole fiable au sein du récit historique ; il n'apporte aucune preuve que les connaissances ainsi attribuées puissent être obtenues.
Analyse du portrait de 1863 par Louis Le Breton


Le Breton montre un léopard tacheté avançant au ras du cadre, la tête tournée vers l'observateur. Des rosettes sombres recouvrent son corps, et son regard direct transmet la menace que souligne la courte notice. La forme humaine et le triangle sont absents, de sorte que l'estampe fixe la première phase de la métamorphose.
Le corps animal naturaliste du portrait tranche nettement avec le sceau abstrait de Haures dans la Goetia. Les formes du nom divergent également : l'illustration française s'intitule Flauros, tandis que le profil numéroté correspondant est couramment répertorié sous le nom de Haures. Ces désignations sont indispensables pour préserver la clarté de ces traditions associées.
Flauros et l'esprit 64 de l'Ars Goetia
Les deux notices débutent par un léopard, admettent une forme humaine aux yeux de flamme, rattachent l'esprit à la connaissance à travers les époques, mettent en garde contre son hostilité ou sa tromperie hors de toute contrainte rituelle, et conservent le nom de Flauros parmi leurs variantes.
Le Dictionnaire qualifie Flauros de général, lui accorde vingt légions et souligne le danger pour les exorcistes. La Goetia fait de Haures un duc, lui attribue trente-six légions, élargit son discours à la création et à la chute des esprits, et lui associe à la fois la destruction des ennemis et la protection contre les tentations. L'écart de seize légions est considérable.
Comparaison pratique : vingt ou trente-six légions ?
Rapprochez le rang et la suite de chaque source. Dictionnaire : grand général, vingt légions. Goetia : duc, trente-six légions. La présence commune du léopard et des yeux de feu facilite la concordance des notices, mais l'accord visuel n'autorise pas à privilégier un chiffre plutôt qu'un autre. La position du sceau dans le catalogue, soixante-quatre, constitue un troisième nombre doté d'une fonction différente.
Cette comparaison transforme une contradiction apparente en témoin de transmission textuelle. Une notice peut identifier Flauros à l'entrée Haures tout en maintenant les totaux de rang et de légions propres à chaque source. La gravure du léopard visualise le corps commun sans trancher aucun de ces deux champs. Le discours sur la création dans la Goetia, la destruction des ennemis et la revendication protectrice élargissent encore son office, de sorte que la divergence dépasse largement le seul écart de seize légions.
