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WitchcraftDaily

Rituels, significations et traditions magiques

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COLLIN DE PLANCY · PARIS · 1818–1863

Furfur : portrait dans le Dictionnaire Infernal et comparaison avec la Goetia

Ouvrages de référence indigo, une page vierge ouverte et une loupe.

La gravure de Furfur dans le Dictionnaire Infernal associe cerf, ailes, bras et sabots ; l'esprit 34 de l'Ars Goetia fait de la contrainte la condition de la vérité.

Le Furfur de Le Breton en 1863 présente des bois, des ailes de chauve-souris, des bras humains et des jambes pourvues de sabots ; l'Ars Goetia 34 conserve la queue enflammée absente de la gravure.

Vedette 1863
Furfur
Ars Goetia
N° 34 · Comte
Légions
Dictionnaire 26 · Goetia 26

Ce qu'énonce la notice de Collin de Plancy sur Furfur

Furfur est un comte infernal qui apparaît sous la forme d'un cerf à la queue enflammée. Le dictionnaire indique qu'il ment à moins d'être enfermé dans un triangle, qu'il peut prendre une forme angélique, qu'il s'exprime d'une voix rauque, qu'il maintient l'union entre époux, suscite la foudre, le tonnerre ainsi que les tempêtes, et répond sur des sujets abstraits. Vingt-six légions lui obéissent. Cette courte notice s'articule autour de métamorphoses et de conditions : l'animal devient ange, les mensonges deviennent des réponses, et les intempéries deviennent un spectacle commandé.

Le triangle fait bien plus que décorer la scène. Au sein de la logique rituelle de la source, il marque la condition selon laquelle la parole passe de trompeuse à fiable. Collin de Plancy rapporte cette affirmation au titre du catalogue. Une étude historique peut analyser cette condition sans la transformer en instruction pratique ni en preuve de la véracité de telles réponses.

Analyse du portrait de 1863 par Louis Le Breton

Gravure de Louis Le Breton représentant Furfur avec une tête de cerf ramée, des ailes de chauve-souris, des bras humanoïdes et des jambes pourvues de sabots
Furfur, portrait de 1863. Illustration de Louis Le Breton issue de la sixième édition ; domaine public. Fiche de l'image ↗
Sceau de l'Ars Goetia portant le numéro 34 pour Furfur
Sceau de l'Ars Goetia 34. Signe linéaire distinct reproduit à partir de l'édition du domaine public de 1916. Consulter la notice du sceau

Le Breton dessine une tête de cerf pourvue de bois sur un corps hybride doté d'immenses ailes de chauve-souris, de bras et de mains d'aspect humain, d'un torse velu et de pattes arrière terminées par des sabots. La créature est tournée vers l'observateur plutôt que de se tenir comme un cervidé ordinaire. Aucune flamme, aucun triangle, époux ou tempête n'apparaît, si bien que la gravure combine des traits animaux, humanoïdes et ailés tout en laissant la mention de la queue enflammée au texte.

Le portrait condense le changement de forme de la notice au lieu d'illustrer uniquement le cerf initial. Les bois et les sabots préservent l'animal, tandis que les ailes et les bras tendent vers le corps angélique ultérieur sans figurer un ange conventionnel. Le sceau de Furfur dans la Goetia demeure un tracé linéaire sans rapport pour le numéro 34. Le portrait hybride et le caractère abstrait peuvent tous deux apparaître sous forme de silhouettes noires sur fond blanc, mais seul le premier invente une anatomie issue de la transformation.

Furfur et l'esprit 34 de l'Ars Goetia

L'Ars Goetia 34 mentionne également un cerf à la queue enflammée, une forme angélique conditionnée par le triangle, une voix rauque, l'amour entre femmes et hommes, des phénomènes météorologiques, des réponses secrètes ou divines, vingt-six légions et le rang de comte.

Le Dictionnaire formule l'office relationnel sous les termes d'union conjugale et l'office intellectuel comme des matières abstraites. La Goetia décrit l'amour entre les sexes et évoque des choses secrètes et divines. Le résumé français précise que Furfur ment s'il n'est pas contraint ; le texte anglais rend la véracité conditionnelle dans des termes étroitement liés mais non identiques.

Comparaison pratique : ce que le portrait ne peut montrer sur la vérité

Relevez d'abord les éléments visibles du portrait : bois, tête de cerf, ailes de chauve-souris, mains d'aspect humain, pelage et sabots. Listez à présent les autres éléments de la notice : queue enflammée, triangle, transformation angélique, voix rauque, tromperie et réponses véridiques. L'image semble combiner deux étapes corporelles, mais ne montre aucune flamme visible ni délimitation rituelle. L'ajout du sceau de la Goetia n'apporte aucune vérification de la condition de sincérité ; il relie simplement un symbole à l'entrée du catalogue.

Cette lecture minutieuse sépare trois niveaux : le corps hybride réellement dessiné par Le Breton, la métamorphose et la condition de véracité affirmées par les textes historiques, et les conclusions accessibles à un observateur moderne. Les ailes et les bras inattendus rendent la gravure plus interprétative qu'un simple portrait de cerf, tandis que l'absence de flamme empêche de projeter la description textuelle sur l'image. Le sceau demeure une troisième représentation, totalement dépourvue d'anatomie.

Notices des sources textuelles et iconographiques primaires

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