Aller au contenu
WitchcraftDaily

Rituels, significations et traditions magiques

Adhésion
Français

COLLIN DE PLANCY · PARIS · 1818–1863

Tap : portrait dans le Dictionnaire Infernal et comparaison avec la Goetia

Ouvrages de référence indigo, une page vierge ouverte et une loupe.

Le Dictionnaire Infernal de 1863 renvoie Gaap à Tap, représenté avec quatre rois miniatures ; l'esprit 33 de l'Ars Goetia le qualifie de président et de prince.

Quatre rois miniatures s'amassent sur la tête du Tap cornu de Le Breton en 1863, point d'aboutissement du renvoi depuis Gaap ; Gaap est l'orthographe retenue par l'Ars Goetia.

Vedette 1863
Tap
Ars Goetia
N° 33 · Président et Prince
Légions
Dictionnaire 60 · Goetia 66

Ce qu'énonce la notice de Collin de Plancy sur Tap

L'entrée Gaap du dictionnaire renvoie à Tap. Sous Tap, Collin de Plancy décrit un grand président et prince qui apparaît à midi, commande quatre rois principaux et se trouve associé à Byleth. Ses attributions comprennent l'amour et la haine, le pouvoir de rendre insensible ou ignorant, l'enseignement de la philosophie et des sciences libérales, l'art de répondre sur toutes les époques et le transport rapide des personnes d'un royaume à l'autre. Le compte rendu français se conclut sur soixante légions.

Ce renvoi constitue un élément précieux de l'analyse, car l'orthographe moderne familière n'est pas la forme retenue pour l'article français complet. La fonction elle-même est structurée par la maîtrise des relations et des lieux : attraction contre hostilité, entendement contre insensibilité, et déplacement soudain à travers l'espace politique.

Analyse du portrait de 1863 par Louis Le Breton

Gravure de Louis Le Breton représentant Tap sous la forme d'un hybride cornu et ailé portant quatre rois miniatures autour de la tête
Tap, portrait de 1863. Illustration de Louis Le Breton issue de la sixième édition ; domaine public. Fiche de l'image ↗
Sceau de l'Ars Goetia portant le numéro 33 pour Gaap
Sceau de l'Ars Goetia 33. Signe linéaire distinct reproduit à partir de l'édition du domaine public de 1916. Consulter la notice du sceau

Le Breton conçoit Tap sous la forme d'un être hybride cornu et assis, doté d'immenses ailes de chauve-souris, d'oreilles pointues, d'un torse poilu, de bras humains et de pattes pourvues de sabots. Quatre minuscules figures humaines sont juchées autour de sa tête et de ses oreilles, transformant les quatre rois subordonnés en une cour miniature portée par ce corps plus imposant. La composition est dense plutôt que processionnelle, tandis que le transport d'un royaume à l'autre et les altérations de l'esprit demeurent hors du cadre.

La gravure traduit la hiérarchie de manière anatomique : les quatre petits rois se comptent aisément, mais leur disposition en fait presque de simples attributs du prince, bien plus grand. La tradition du dictionnaire l'intitule Tap, alors que les ouvrages modernes sur la Goetia classent l'esprit correspondant sous Gaap. Le sceau distinct de la Goetia se rattache au numéro 33 et fournit un repère de catalogue par-delà cette variation graphique, sans constituer la source du corps ailé ou de la cour miniature.

Tap et l'esprit 33 de l'Ars Goetia

Les deux sources cumulent les rangs de président et de prince, placent quatre rois autour de la figure, associent son apparition à une condition solaire méridionale et comptent parmi ses offices la philosophie, les sciences libérales, l'amour ou la haine, la connaissance du temps et le transport rapide.

Le Dictionnaire précise le plein midi, emploie Tap comme entrée principale, lie l'esprit à Byleth et lui attribue soixante légions. La Goetia indique que le soleil se trouve dans un signe méridional, détaille ses effets sur l'entendement ainsi que sur la consécration, et lui donne soixante-six légions. Cette divergence de six légions doit rester visible.

Comparaison pratique : Gaap, Tap, soixante et soixante-six

Considérez quatre champs distincts plutôt qu'une étiquette unique standardisée : l'entrée française Tap, le renvoi Gaap, les soixante légions du Dictionnaire et les soixante-six de la Goetia. Comptez à présent les personnages miniatures sur la gravure : au nombre de quatre, ils correspondent aux rois subordonnés et non au total des légions de l'un ou l'autre texte. L'image visualise ainsi un décompte précis tout en laissant aux textes le désaccord entre soixante et soixante-six ainsi que le renvoi de page.

Cet exemple illustre trois fonctions numériques simultanées. Le numéro d'esprit 33 repère l'entrée dans la Goetia, le quatre identifie la cour royale perchée, et soixante ou soixante-six dénombre la troupe selon les différents témoins. Les rois miniatures de Le Breton confirment que le chiffre constant de quatre revêtait une importance visuelle, mais la gravure ne permet pas de trancher l'écart sur le nombre de légions. De même, Tap et Gaap demeurent des désignations parallèles pour un seul et même dossier textuel très cohérent.

Notices des sources textuelles et iconographiques primaires

← Tous les profils illustrés · 72 profils de l'Ars Goetia