Le Paymon de 1863 par Le Breton conserve le cavalier couronné sur dromadaire, mais omet Bébal et Abalam ; l'esprit 9 de l'Ars Goetia s'orthographie Paimon et s'accompagne d'un plus vaste cortège.
- Vedette 1863
- Paymon
- Ars Goetia
- N° 9 · Roi
- Légions
- Dictionnaire 200 · Goetia 200
Ce qu'énonce l'article Paymon de Collin de Plancy
Paymon est l'un des rois de l'enfer. Le dictionnaire indique qu'il apparaît sous forme humaine monté sur un dromadaire, coiffé d'un diadème étincelant de pierreries, avec un visage de femme. Deux cents légions issues des ordres des Anges et des Puissances lui obéissent. Lorsqu'on l'évoque par des sacrifices ou des libations, il paraît accompagné de deux grands princes, Bébal et Abalam. Cet article court se concentre sur le rang, l'entrée, les traits, la monture, la suite et l'ancienne filiation céleste, plutôt que d'énumérer un large éventail d'enseignements.
La hiérarchie forme le sujet directeur. Couronne, princes attitrés, deux ordres célestes et deux cents légions font de cette apparition une démonstration d'autorité ordonnée. La condition relative aux offrandes relève du témoignage historique et s'étudie à ce titre, sans constituer une directive rituelle.
Analyse du portrait de 1863 par Louis Le Breton


Le Breton montre un cavalier couronné et gracile, assis en amazone sur un dromadaire au poil touffu. Le diadème orné de pierreries et la sérénité du visage contrastent avec l'encolure massive et la démarche chaloupée de l'animal. Aucun musicien ni cortège fourni n'apparaît, de sorte que la monture et la couronne portent l'identification royale dans cette illustration compacte.
Le portrait donne corps à Paymon mais ne peut représenter deux cents légions. Le sceau goétique de Paimon résout un problème graphique distinct en attribuant un signe abstrait au numéro 9. Le sceau, le cavalier et les variantes nominales imprimées doivent donc demeurer étiquetés séparément, même lorsqu'ils sont réunis au sein d'une même notice.
Paymon et l'esprit 9 de l'Ars Goetia
Les deux traditions présentent un roi couronné sur un dromadaire, décrivent un visage féminin, nomment une imposante escorte de deux cents légions et intègrent les rois Bébal et Abalam dans la suite. La structure fondamentale du cortège royal demeure commune.
La Goetia ajoute une troupe de musiciens, une voix puissante qu'il convient de clarifier, une orientation vers l'occident, ainsi que de larges attributions relatives aux arts, aux sciences, aux secrets, aux dignités et à l'entendement. La notice du Dictionnaire est plus restreinte et privilégie la couronne de pierreries, les sacrifices ou libations, et la double ascendance angélique. Paymon et Paimon conservent par ailleurs une variation orthographique.
Comparaison raisonnée : un cortège réduit à un unique cavalier
Dénombrez les participants nommés dans chaque texte. Le Dictionnaire mentionne Paymon, Bébal, Abalam et deux cents légions. La Goetia ajoute des musiciens précédant le cavalier et élargit les offices d'érudition du roi. Le Breton ne dépeint que le roi et sa monture. L'espace vide environnant relève donc d'une condensation graphique, nullement d'une disparition de l'escorte dans la tradition.
La comparaison montre comment l'illustration façonne un emblème en élaguant une suite populeuse. La couronne, le visage et le dromadaire suffisent à l'identification. Le sceau de la Goetia fournit un autre identifiant condensé, mais aucune de ces deux représentations concises ne doit être confondue avec l'intégralité du cortège textuel.
