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WitchcraftDaily

Rituels, significations et traditions magiques

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Atharvaveda · Prospérité matérielle

Un don en espèces, une part dévolue et la liberté de donner

Un disque lunaire décoratif en argent, des anneaux en laiton non gradués et un livre indigo.

Le désir de recevoir un don d'argent généreux d'une personne précise met en jeu un donateur, une somme et la liberté d'un choix. L'Atharvaveda III.16 évoque une part assignée par Bhaga ; V.7 aborde l'obstacle de l'avarice et inclut une requête formulée par la parole. Ni l'un ni l'autre ne constitue un protocole pour contraindre une personne désignée à verser des espèces. Leur différence permet de comprendre pourquoi le don, le droit acquis et la sollicitation ne sont pas un seul et même acte.

LE TEXTE · ATHARVAVEDA

Hymnes abordés dans cet article

Commencez par les versets présentés ici. Consultez les autres hymnes mentionnés afin de comparer leurs images et leurs objectifs.

V.7

ATHARVA-VÉDA · LIVRE V EN GROS PLAN

Contre la ladrerie et ses effets

  1. Apporte-nous, ne reste pas là, ô ladre ; n'empêche pas (? rakṣ) notre offrande sacrificielle d'être emmenée ; hommage soit rendu à la déconvenue (vīrtsā́), à l'insuccès ; hommage soit rendu au ladre.

  2. Quel que soit l'enjôleur (? parirāpín) que tu avances, ô ladre, à celui-là des tiens nous rendons hommage : ne viens pas troubler mon gain (vaní).

  3. Puisse notre gain accordé par les dieux progresser (pra-kḷp) de jour comme de nuit ; nous nous mettons en marche derrière le ladre ; hommage soit rendu au ladre.

  4. Sarasvatī, Anumati, Bhaga, nous les invoquons en marchant ; une parole agréable (juṣṭá) et mielleuse, je l'ai prononcée dans les invocations divines adressées aux dieux.

Lire les 6 versets restants de V.7
  1. Quiconque je sollicite (yāc) par la parole, avec Sarasvatī, l'esprit attelé, que la foi le trouve aujourd'hui même, donnée par le soma brun.

  2. Ne viens faire échouer ni notre gain ni notre parole. Qu'Indra et Agni nous apportent tous deux de bonnes choses. Soyez tous disposés aujourd'hui à nous donner, accueillez le ladre.

  3. Va-t'en bien loin, ô insuccès ; nous détournons ton projectile ; je te connais, ô ladre, comme quelqu'un qui abaisse (? mīv), qui repousse.

  4. De même, en te dénudant grandement, tu t'attaches (sac) à une personne dans ses songes, ô ladre, déjouant le plan et le dessein d'un homme (púruṣa).

  5. Elle qui, étant immense, de haute stature (-unmāna), a pénétré toutes les contrées, à elle, à la chevelure d'or, à la perdition, j'ai rendu hommage.

  6. Dorée, fortunée, au coussin d'or, grande, à elle, au manteau d'or, au ladre, j'ai rendu hommage.

Traduction Whitney–Lanman telle qu'imprimée (1905) · Consulter V.7 sur Wikisource ↗

III.16

ATHARVAVEDA · LIVRE III EN POINT DE MIRE

Invocation matinale à diverses divinités, en particulier Bhaga

  1. Tôt (prātár) nous invoquons Agni, tôt Indra, tôt Mitra et Varuṇa, tôt les (deux) Açvins, tôt Bhaga, Pūshan, Brahmaṇaspati, tôt Soma et Rudra, nous les appelons.

  2. Le formidable Bhaga, conquérant dès l'aube, nous l'invoquons, le fils d'Aditi qui est le dispensateur (vidhartár), à qui quiconque s'estime faible [ou] fort, ⌊à qui le roi lui-même⌋ dit : « attribue-[moi] une part ».

  3. Ô Bhaga, guide, Bhaga, toi aux dons véridiques, Bhaga, porte cette prière (dhī́) vers le haut en nous accordant tes dons ; ô Bhaga, fais-nous prospérer en bétail, en chevaux, ô Bhaga, en hommes, puissions-nous être riches en hommes.

  4. Puissions-nous être fortunés (bhágavant) dès maintenant, ainsi qu'au déclin (? prapitvá) et au milieu des jours ; et, ô généreux, au lever du soleil, puissions-nous être dans la faveur des dieux.

Lire les 3 versets restants de III.16
  1. Puisse le dieu Bhaga lui-même être fortuné ; grâce à lui puissions-nous être fortunés ; toi ici présent, Bhaga, je t'invoque tout entier ; veuille, ô Bhaga, être notre précurseur ici.

  2. Les aurores s'inclinent (? sam-nam) devant le sacrifice (adhvará), tout comme Dadhikrāvan vers le lieu lumineux ; qu'elles m'amènent ici Bhaga, dispensateur de biens, comme de vigoureux (vājín) chevaux tirent un char.

  3. Que d'admirables aurores, riches en chevaux, riches en bétail, riches en héros, brillent toujours pour nous, répandant (duh) le beurre clarifié, abreuvées de tous côtés : protégez-nous sans cesse par vos bienfaits.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire III.16 sur Wikisource ↗

VII.12(13)

ATHARVAVEDA · LIVRE VII ÉGALEMENT CITÉ

Pour le succès au sein de l'assemblée

Lire l'hymne comparatif VII.12 (13) (4 versets)
  1. Que l'assemblée (sabhā́) et le rassemblement (sámiti), les deux filles de Prajāpati, en parfait accord, me soient favorables ; que celui avec qui je me réunirai désire me venir en aide (? upa-çikṣ) ; puissé-je tenir des propos agréables parmi ceux qui se sont rassemblés, ô Pères.

  2. Nous connaissons ton nom, ô assemblée ; en vérité, jeu (naríṣṭā) est ton nom ; quels que soient ceux qui siègent dans ton assemblée, qu'ils parlent d'une même voix avec moi.

  3. De ceux qui siègent ensemble, je m'approprie l'éclat, le discernement (vijñā́na) ; de toute cette assemblée (saṁsád), fais de moi, ô Indra, le détenteur de la fortune (bhagín).

  4. Votre esprit qui s'est égaré, qui est attaché ici ou là, nous le faisons revenir vers ce lieu ; qu'en moi repose votre esprit.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire VII.12 (13) sur Wikisource ↗

Une part allouée n'est pas le portefeuille d'autrui

Le deuxième verset de III.16 montre des personnes modestes ou puissantes, et même un souverain, sollicitant de Bhaga l'octroi d'une part. C'est une prière adressée à un dispensateur divin, et non une exigence formulée à l'égard d'un donateur humain. Au verset 3, l'accroissement souhaité se traduit par du bétail, des chevaux et des membres pour le foyer, tandis que l'ultime verset appelle des aurores propices et une prospérité durable. L'hymne demande une place favorable au sein d'un monde vivant et pourvu de ressources. Il ne désigne aucun bienfaiteur contraint de céder ses biens personnels. Cette distinction s'avère essentielle lorsqu'une intention moderne cible une personne précise : cette cible est introduite par le sortilège contemporain et ne provient nullement de la prière historique.

Comment V.7 traite le donateur réticent

V.7 traite plus directement du refus de donner, mais sur un ton inhabituel. L'ouverture s'adresse à la ladrerie personnifiée avec un hommage solennel, tout en la priant de ne point faire obstacle à l'offrande sacrificielle. Le verset 4 invoque Sarasvatī, Anumati et Bhaga, décrivant une parole amène ; le verset 5 imagine que l'on sollicite quelqu'un par le verbe pour gagner sa confiance. Cette séquence ne cherche pas simplement à briser la volonté d'un rival. Elle met en scène une rencontre tendue entre la requête et l'hésitation, où la courtoisie rituelle côtoie la frustration au sein d'un même texte. Whitney décrit cet hymne comme un acte de déférence rendu à la parcimonie. Une telle complexité s'efface trop souvent derrière l'appellation simpliste de sortilège pour dons d'argent.

Une demande s'adresse à un public, sans garantie

VII.12 apporte une comparaison publique utile. Son locuteur demande à l'assemblée et à la réunion de lui être favorables et espère des paroles secourables et agréables parmi les personnes présentes. Au verset 2, il est demandé aux membres de l'assemblée de parler en harmonie avec lui. Il s'agit là d'un cadre de persuasion et de réception, tandis que III.16 concerne la répartition et V.7 une sollicitation difficile. Un don généreux peut être offert librement, demandé ouvertement ou lié à des obligations sociales ; les textes ne confondent pas ces possibilités. De même, une supplique dans un hymne ne prouve pas que son auditeur visé s'y soit conformé. Le résultat demandé et le comportement effectif d'un donateur demeurent distincts.

La frontière contemporaine

L'argent liquide en tant que don précis, une cible choisie et un montant attendu sont des caractéristiques modernes de cette pratique. Une lecture respectueuse peut s'appuyer sur les passages anciens pour réfléchir à l'acte de recevoir et de demander, tout en reconnaissant que la décision d'un donateur lui appartient entièrement. Le lien historique le plus solide est thématique : les gens désiraient une part favorable et s'inquiétaient des mains fermées. Le raccourci le moins défendable consisterait à présenter III.16 comme une technique védique pour forcer quelqu'un à donner de l'argent. Cela transformerait une prière à Bhaga en une prétention de contrôle sur une personne vivante. Le sortilège qui l'accompagne est une construction contemporaine originale, et son intention ne constitue pas la preuve d'un résultat ancien.

Un travail magique moderne distinct

L'Enveloppe de don ouverte est un vœu financier de composition récente. Sa paume ouverte et son ruban lâche conservent l'espoir d'un don généreux en argent liquide tout en laissant indépendants la décision et les moyens de la personne choisie. Le bénéfice moderne est une invitation à un soutien librement consenti, non à un transfert forcé.

Comparaison pratique : offert ou extorqué ?

Supposons qu'un ami propose son aide après avoir vu un projet public. III.16 peut éclairer le sentiment du bénéficiaire qui reçoit une part favorable ; V.7 peut éclairer l'acte de demander et l'éventualité d'une hésitation ; VII.12 peut éclairer la rencontre publique au cours de laquelle le projet est devenu visible. Si l'ami décide de ne pas faire de don, aucun des trois hymnes ne transforme ce choix en dette. Un don demeure différent d'un paiement promis ou d'honoraires. L'intention moderne peut nommer un donateur particulier, mais les versets anciens sont les plus révélateurs lorsqu'ils mettent en lumière ces différentes relations au lieu d'être réduits à une simple promesse d'argent liquide.

Textes sources et études

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Rituel réservé aux membres : Invitez une personne choisie à vous offrir un don généreux en argent liquide en réponse à un besoin partagé en toute franchise, en accueillant un soutien librement consenti, adapté à ses moyens et reçu avec gratitude.

L'AVANTAGE

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