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WitchcraftDaily

Rituels, significations et traditions magiques

Adhésion
Français

COLLIN DE PLANCY · PARIS · 1818–1863

Marchocias : portrait dans le Dictionnaire Infernal et comparaison avec la Goetia

Ouvrages de référence indigo, une page vierge ouverte et une loupe.

Le Dictionnaire Infernal de 1863 représente Marchocias ailé et crachant des flammes ; l'esprit 35 de l'Ars Goetia, Marchosias, nomme l'ancienne Domination.

Des flammes s'échappent de la gueule de Marchocias dans la planche de Le Breton de 1863, où des ailes de griffon et une queue de serpent excluent la forme optionnelle de soldat ; l'esprit 35 de l'Ars Goetia s'orthographie Marchosias.

Vedette 1863
Marchocias
Ars Goetia
N° 35 · Marquis
Légions
Dictionnaire 30 · Goetia 30

Ce qu'énonce l'article Marchocias de Collin de Plancy

Marchocias est un grand marquis qui apparaît sous la forme d'une louve féroce pourvue d'ailes de griffon et d'une queue de serpent. Le texte source décrit des flammes sortant de sa gueule ; une reconnaissance optique de caractères défectueuse peut transformer le mot « flammes » en une référence absurde à des « femmes », d'où l'importance de la page numérisée. Sous forme humaine, Marchocias ressemble à un grand soldat, obéit aux exorcistes, appartenait jadis aux Dominations et commande trente légions.

La transformation relie la bête et le soldat, tandis que l'ancien ordre angélique confère une troisième identité sous-jacente aux deux premières. Cet article succinct s'attache davantage à l'obéissance martiale et au statut d'ange déchu qu'à un inventaire de services. Corriger l'erreur évidente d'OCR rétablit le trait cracheur de feu partagé par toute la lignée textuelle et visible dans les synthèses ultérieures.

Analyse du portrait de 1863 par Louis Le Breton

Gravure par Louis Le Breton de Marchocias sous la forme d'un loup ailé à queue de serpent crachant du feu
Marchocias, portrait de 1863. Illustration de Louis Le Breton issue de la sixième édition ; domaine public. Fiche de l'image ↗
Sceau de l'Ars Goetia portant le numéro 35 pour Marchosias
Sceau de l'Ars Goetia 35. Signe linéaire distinct reproduit à partir de l'édition du domaine public de 1916. Consulter la notice du sceau

Le Breton dessine de profil un loup élancé doté de grandes ailes empennées, d'une queue de serpent ondulante et de flammes jaillissant de ses mâchoires. Le corps horizontal et le déploiement vers l'arrière des ailes et de la queue suggèrent la vitesse, bien que l'animal soit dressé sur place. Les éléments hybrides demeurent nettement distincts, rendant l'énumération du texte aisément lisible sur l'image.

Le portrait adopte la phase bestiale et omet le grand soldat. Le sceau goétique de Marchosias procède d'une autre forme de synthèse : il marque le numéro 35 sans représenter ni loup, ni griffon, ni serpent, ni flamme, ni mutation humaine. La correspondance étroite de la gravure avec la description animale n'en fait pas pour autant un sceau magique.

Marchocias et l'esprit 35 de l'Ars Goetia

Les deux traditions mentionnent un loup crachant du feu, des ailes de griffon, une queue de serpent, une forme humaine ultérieure, une nature martiale prononcée, une ancienne appartenance à l'ordre des Dominations, trente légions et un comportement obéissant. La Goetia rapporte en outre l'espoir d'un retour vers un trône céleste au terme de douze cents ans.

Le Dictionnaire qualifie l'animal de louve et l'humain de grand soldat, puis s'arrête après le rang, l'obéissance, l'origine et le décompte des légions. La Goetia explicite davantage les talents martiaux et l'espoir formulé d'une réintégration. L'orthographe française Marchocias diffère de la forme Marchosias indexée dans la Goetia.

Comparaison raisonnée : corriger une numérisation par l'image et le texte parallèle

La coquille d'OCR affirmant que le loup « vomit des femmes » échoue à trois vérifications. L'image de la page originale confirme le mot français « flammes », Le Breton dessine du feu à la gueule, et le parallèle dans la Goetia évoque également des flammes. La concordance entre numérisation, illustration et témoin textuel permet d'identifier une erreur de transcription sans pour autant réécrire une variante authentique.

Il s'agit d'une comparaison textuelle pratique plutôt que d'un exercice académique de citation. Chaque niveau apporte son indice : la numérisation préserve les lettres, le portrait conserve l'attribut signifié, et la Goetia préserve une formulation apparentée. Conjointement, ils rétablissent une figure cohérente crachant des flammes.

Notices des sources textuelles et iconographiques primaires

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