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WitchcraftDaily

Rituels, significations et traditions magiques

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COLLIN DE PLANCY · PARIS · 1818–1863

Malphas : portrait dans le Dictionnaire Infernal et comparaison avec la Goetia

Ouvrages de référence indigo, une page vierge ouverte et une loupe.

Le portrait de Malphas dans le Dictionnaire Infernal associe un corbeau et une truelle de maçon ; l'esprit 39 de l'Ars Goetia lui attribue les fortifications, la démolition, les artisans et les esprits familiers.

Une truelle de maçon permet d'identifier l'être hybride ailé mi-corbeau mi-humain qu'est Malphas dans la gravure de Le Breton en 1863 ; l'Ars Goetia 39 consigne l'office des forteresses en prose aux côtés d'un sceau abstrait.

Vedette 1863
Malphas
Ars Goetia
N° 39 · Président
Légions
Dictionnaire 40 · Goetia 40

Ce qu'énonce la notice de Collin de Plancy sur Malphas

Malphas est un grand président infernal qui apparaît sous la forme d'un corbeau et peut prendre forme humaine avec une voix rauque. Il bâtit des citadelles et des tours imprenables, détruit les remparts ennemis, trouve des ouvriers habiles et procure des esprits familiers. Le dictionnaire avertit qu'il accepte les sacrifices et trompe ceux qui les lui offrent. Quarante légions lui obéissent. Construction, contre-construction, recrutement et tromperie forment la séquence interne compacte de la notice.

Les attributions architecturales sont délibérément à double tranchant : Malphas peut édifier des défenses comme les anéantir. Les bons ouvriers et les familiers prolongent ce contrôle par le travail délégué, tandis que la mise en garde finale rend l'échange lui-même indigne de confiance. La notice ne présente pas un « démon bâtisseur » neutre ; elle dépeint une figure articulée autour de la stratégie et de la confiance trahie.

Analyse du portrait de 1863 par Louis Le Breton

Gravure de Louis Le Breton représentant Malphas sous la forme d'un hybride ailé mi-corbeau mi-humain tenant une truelle de maçon
Malphas, portrait de 1863. Illustration de Louis Le Breton issue de la sixième édition ; domaine public. Fiche de l'image ↗
Sceau de l'Ars Goetia portant le numéro 39 pour Malphas
Sceau de l'Ars Goetia 39. Signe linéaire distinct reproduit à partir de l'édition du domaine public de 1916. Consulter la notice du sceau

Le Breton transforme Malphas en un être hybride corbeau-humain debout, doté d'une tête et d'un torse noirs de corvidé, d'une immense aile emplumée, de bras d'aspect humain, de vêtements boutonnés et de pattes pourvues de serres. L'une de ses mains tient une truelle de maçon triangulaire. L'outil fournit un signe compact de construction, bien qu'aucune tour, muraille, ouvrier ou offrande n'apparaisse dans ce décor dépouillé.

La gravure combine les formes du corbeau et de l'homme au lieu de laisser la métamorphose invisible. Sa truelle de maçon convertit également l'office consistant à bâtir maisons et tours en un accessoire visible, tandis que la démolition, les secrets ennemis, les familiers, les sacrifices et la duperie restent hors champ. Le sceau de Malphas dans la Goetia omet à la fois le corps et l'outil, car il sert de signe tracé assigné plutôt que de portrait narratif.

Malphas et l'esprit 39 de l'Ars Goetia

L'Ars Goetia 39 débute également par un corbeau, admet la forme humaine et une voix rauque, concerne les maisons ou les tours, révèle les intentions ennemies, fournit des familiers, met en garde contre la tromperie liée aux sacrifices et conserve quarante légions.

Le Dictionnaire affine l'architecture militaire en citadelles imprenables et en remparts ennemis, et y ajoute la découverte de bons ouvriers. La Goetia met l'accent sur la connaissance de ce que les ennemis ont fait ou projettent, et parle de bâtir de hautes demeures et des tours. Chaque version équilibre la construction avec le renseignement ou la démolition d'une manière différente.

Comparaison raisonnée : bâtir, révéler et détruire

Classez les verbes dans l'ordre. L'article français énumère bâtir, renverser, trouver, donner, recevoir et tromper. La Goetia énumère bâtir, faire connaître, donner, recevoir et tromper. Le cadre commun est celui d'un service stratégique suivi d'un échange trompeur ; le témoin français ajoute une démolition explicite, tandis que l'anglais ajoute des renseignements sur les ennemis.

La truelle de maçon évoque le premier verbe, bâtir, mais non la séquence complète. Elle ne saurait illustrer les murailles ennemies renversées, les intentions révélées, les ouvriers ou esprits familiers fournis, ni un sacrifice accepté s'achevant par la tromperie. La comparaison raisonnée rétablit cette logique stratégique autour d'un accessoire judicieusement choisi. Elle démontre également que l'avertissement relatif à l'échange demeure partagé, bien que les récits français et anglais répartissent différemment construction, démolition et renseignement.

Notices des sources textuelles et iconographiques primaires

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