Au renvoi d'Agarès de 1863 n'apparaît qu'une orientation vers Aguarès ; Le Breton y dépeint un vieillard chevauchant un crocodile avec un faucon, figure nommée Agares au 2e esprit de l'Ars Goetia.
- Vedette 1863
- Aguarès
- Ars Goetia
- N° 2 · Duc
- Légions
- Dictionnaire 31 · Goetia 31
Ce que dit l'article Aguarès de Collin de Plancy
L'entrée imprimée Agarès renvoie le lecteur à Aguarès, où l'article complet décrit un vieux seigneur chevauchant un crocodile et portant un épervier au poing. Il ramène les fugitifs, met les ennemis en fuite, distribue les dignités et les titres, enseigne les langues et fait danser les esprits de la terre. Collin de Plancy lui attribue également le commandement de trente et une légions. Le renvoi et la variante orthographique font partie intégrante de la structure de l'entrée, et ne constituent nullement des erreurs à effacer.
Aguarès réunit des formes de mouvement opposées. Cet esprit ramène celui qui s'est enfui, met l'ennemi en déroute et anime la terre elle-même. L'enseignement des langues et la dignité sociale côtoient ces mouvements, façonnant une fonction bien plus vaste que ne le laisse supposer le mémorable portrait au crocodile. La redirection interne du dictionnaire témoigne également de la manière dont un lecteur français devait trouver ce nom.
Analyse du portrait de 1863 par Louis Le Breton


Le Breton figure un cavalier âgé, vêtu d'une robe, assis bas sur un long crocodile, un bras tendu pour porter un oiseau de proie. Le reptile horizontal sert d'assise tandis que le cavalier droit et le faucon forment un groupe central équilibré. De fines textures distinguent le tissu, les plumes, la peau et les écailles, transformant une courte description de catalogue en une paisible scène de procession.
L'image met en valeur l'autorité par l'immobilité : l'animal, le cavalier et le faucon paraissent maîtrisés plutôt que chaotiques. Le sceau d'Agares dans la Goetia est un diagramme distinct, et ni ses traits ni son numéro ne figurent le corps du crocodile. Les deux images conservent des aspects différents de la réception textuelle de cet esprit.
Aguarès et le 2e esprit de l'Ars Goetia
Le 2e esprit de l'Ars Goetia est pareillement un duc, un vieux cavalier sur un crocodile avec un autour des palombes, un maître des langues, un rassembleur de fuyards, un instigateur du mouvement pour ce qui est immobile et le chef de trente et une légions. Les deux récits associent en outre cette fonction à l'abaissement des dignités.
Le Dictionnaire reformule la mise en branle de ce qui est immobile en faisant danser les esprits de la terre, ajoute la fuite des ennemis et parle d'accorder des dignités tout autant que de les renverser. La formulation de la Goetia évoque plus directement les tremblements de terre et la destruction des dignités temporelles et surnaturelles. L'orthographe Aguarès de la notice française et son renvoi demeurent des preuves manifestes de transmission.
Comparaison pratique : trois sortes de mouvements
Répartissez les affirmations communes entre mouvements humains, politiques et physiques. Le retour d'un fugitif relève du mouvement humain ; l'élévation ou la chute des dignités constitue un changement de statut ; la terre qui bouge ou les esprits de la terre qui dansent représentent un mouvement physique ou cosmologique. Le Breton n'illustre aucune de ces actions. Il montre à la place un déplacement maîtrisé sur le crocodile, créant un quatrième mouvement purement visuel.
Le portrait rend le cavalier mémorable, tandis que la comparaison révèle que le mouvement est le motif plus profond reliant ses attributions. Le sceau apporte une identification sans scène narrative. La lecture de ces trois niveaux empêche le crocodile d'absorber à lui seul tout le sens de la notice.
