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Rituels, significations et traditions magiques

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Atharvaveda · Prospérité matérielle

Un bail avantageux réunit une maison et une bonne affaire

Un disque lunaire décoratif en argent, des anneaux en laiton non gradués et un livre indigo.

Un sortilège pour un bail rentable demande que quelqu'un propose des conditions générant un revenu appréciable à partir d'un bien immobilier. L'Atharvaveda III.12 bénit une maison en tant que lieu sûr et empli de vie; III.15 implore des tractations fécondes; III.20 sollicite la richesse. La demeure antique n'a rien d'un contrat d'investissement. Garder distincts le logement, l'accord et le rendement est la démarche la plus utile pour confronter les textes à un bail moderne.

LE TEXTE · ATHARVAVEDA

Hymnes abordés dans cet article

Commencez par les versets présentés ici. Consultez les autres hymnes mentionnés afin de comparer leurs images et leurs objectifs.

III.12

ATHARVAVEDA · LIVRE III EN POINT DE MIRE

Pour accompagner l'édification d'une maison

  1. Ici même, j'établis (ni-mi) solidement [ma] demeure (çā́lā) ; qu'elle se tienne en sûreté, arrosée de ghi ; qu'en ce lieu, ô demeure, nous nous rassemblions (sam-car) avec tous nos héros, d'illustres héros, de valeureux héros sains et saufs.

  2. Ici même, tiens-toi ferme, ô demeure, riche en chevaux, en vaches, en douceurs, en nourriture vivifiante, en ghi, en lait ; dresse-toi (ut-çri) pour une insigne prospérité.

  3. Tu es un grenier réceptacle (? dharunī́), ô demeure au toit vaste, au grain purifié ; que le veau vienne à toi, que l'enfant vienne, que les vaches accourent en troupeau au crépuscule.

  4. Que Savitar, Vayu, Indra, Brihaspati fixent cette demeure, en toute prescience ; que les Maruts l'arrosent d'eau, de ghee ; que le roi Bhaga approfondisse (ni-tan) notre labourage.

Lire les 5 versets restants de III.12
  1. Ô maîtresse du bâtiment (? mā́na), protectrice, agréable, as-tu, déesse, été fixée par les dieux à l'origine ; te vêtant d'herbe, puisses-tu être bienveillante ; puisses-tu alors nous accorder la richesse auprès des héros.

  2. Avec l'ordre requis, ô poutre (vaṅçá), monte sur le pilier ; redoutable, souveraine, repousse (apa-vṛj) les ennemis ; que les desservants (upasattár) de tes maisons ne subissent aucun tort, ô demeure ; puissions-nous vivre cent automnes avec tous nos héros.

  3. Vers elle le jeune garçon, vers elle le veau, avec les créatures en mouvement (jágat), vers elle la jarre de parisrút, avec des écuelles de caillé, sont venus.

  4. Apporte, ô femme, cette jarre pleine, un flot de ghee mêlé (sam-bhṛ) d'ambroisie (amṛ́ta) ; oins ces buveurs (?) d'ambroisie ; que ce qui est offert et octroyé la défende (f. : la demeure ?).

  5. Ces eaux que j'apporte, exemptes de yákṣma, effaçant le yákṣma ; je m'avance (? pra-sad) vers (úpa) les maisons, aux côtés du feu immortel (amṛ́ta).

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire III.12 sur Wikisource ↗

III.15

ATHARVAVEDA · LIVRE III EN POINT DE MIRE

Pour le succès dans le commerce

  1. J'éveille (cud) le marchand Indra ; qu'il vienne à nous, qu'il soit notre précurseur ; repoussant l'avare, la bête sauvage en embuscade, que lui, détenant le pouvoir (īç), me dispense des richesses.

  2. Les multiples chemins, parcourus par les dieux, qui vont et viennent (sam-car) entre ciel et terre, qu'ils se réjouissent de moi avec du lait, avec du ghee, afin qu'en commerçant (krī) je puisse obtenir (ā-hṛ) des richesses.

  3. Avec du bois de chauffe, ô Agni, avec du ghee, moi, plein de désirs, j'offre l'oblation en vue de l'énergie (táras), de la force ; vénérant par le culte (bráhman), dans la mesure de mes moyens, cette prière divine (dhī́), en vue d'un gain au centuple.

  4. Cette offense (? çaráṇi) nôtre, puisses-tu, ô Agni, la tolérer (mṛṣ), quel que soit le lointain chemin que nous ayons parcouru. Que marché et vente nous soient propices (çuná) ; que le retour commercial me rende fructueux ; réjouissez-vous tous deux de cette oblation dans la concorde ; propices nous soient nos allées et venues et notre élévation.

Lire les 4 versets restants de III.15
  1. Avec les richesses par lesquelles je pratique (car) le négoce, cherchant la richesse par la richesse, ô dieux, que cela s'accroisse pour moi, et non ne diminue ; ô Agni, repousse (ni-sidh) par l'oblation les dieux qui anéantissent le profit.

  2. Avec les richesses par lesquelles je pratique le négoce, cherchant la richesse par la richesse, ô dieux, qu'Indra m'y accorde du plaisir (? rúci), que Prajāpati, Savitar, Soma, Agni fassent de même.

  3. Vers toi, avec hommage, ô prêtre Vāiçvānara (« pour tous les hommes »), nous élevons nos louanges ; veille sur notre progéniture, sur nous-mêmes, sur nos troupeaux, sur nos souffles.

  4. Chaque jour, puissions-nous t'apporter des offrandes avec constance comme pour un cheval à l'arrêt, ô Jātavedas ; nous réjouissant ensemble d'une abondance de biens, de nourriture, puissions-nous, tes voisins, ô Agni, ne subir aucun mal.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire III.15 sur Wikisource ↗

III.20

ATHARVAVEDA · LIVRE III ÉGALEMENT MENTIONNÉ

À Agni et à d'autres dieux : pour diverses bénédictions

Lire l'hymne comparatif III.20 (10 versets)
  1. Ceci est ta matrice (yóni) de saison, d'où né tu as brillé ; la connaissant, ô Agni, monte ; puis accrois notre richesse.

  2. Ô Agni, parle-nous ici ; sois tourné vers nous avec bienveillance ; accorde-nous tes dons, ô seigneur du peuple (víç) ; dispensateur de richesses es-tu pour nous.

  3. Qu'Aryaman nous accorde ses dons, que Bhaga, que Brihaspati, que les déesses ; que la divine Sūnṛtā m'assigne aussi la richesse.

  4. Le roi Soma [et] Agni, nous les appelons à l'aide par [nos] chants (gír) ; [aussi] Āditya, Vishṇu, Sūrya et le prêtre (brahmán) Brihaspati.

  5. Toi, ô Agni, avec les feux (agní), accrois notre prière (bráhman) et notre sacrifice ; toi, ô dieu, incite-nous à donner, pour le don de richesse.

  6. Indra-et-Vāyu, tous deux ici, nous les appelons ici d'un appel favorable, afin qu'envers nous tout homme même soit bien disposé dans le commerce, et devienne désireux de nous donner.

  7. Incite Aryaman, Brihaspati, Indra, à donner ; [aussi] Vāta (le vent), Vishṇu, Sarasvatī et le vigoureux (vājín) Savitar.

  8. Dans l'élan (prasavá) de vigueur (? vā́ja) nous sommes à présent nés, et tous ces êtres au-dedans. Que lui, sachant d'avance, amène à donner celui qui n'est point disposé à donner, et affermis pour nous une richesse pourvue de tous les héros.

  9. Que les cinq directions produisent (duh) pour moi, que les vastes contrées produisent selon leur force ; puissé-je accomplir tous mes desseins, avec l'esprit et le cœur.

  10. Une voix qui conquiert le bétail, puissé-je la proférer ; avec éclat lève-toi sur moi ; que Vāyu (le vent) enserre (ā-rudh) de toutes parts ; que Tvashṭar m'assigne l'abondance.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire III.20 sur Wikisource ↗

L'hymne pour la maison commence par la stabilité

III.12 s'ouvre sur la consolidation durable d'une demeure et le souhait que ses occupants y parviennent indemnes. Le verset 2 la veut riche en bétail, chevaux, lait, ghi et nourriture réconfortante ; le verset 3 convie le veau, le jeune garçon et les vaches à entrer sous son toit au crépuscule. Le poème valorise la sécurité et les subsistances au sein d'un espace habité. Un bail porte sur l'usage d'un tel lieu par un tiers, mais l'hymne ne nomme ni bailleur ni locataire. Les notes de Whitney sur les parallèles de la Paippalāda montrent plusieurs versets agencés différemment, soulignant qu'il s'agit d'une bénédiction domestique historique plutôt que d'une formule immobilière standardisée. Sa dimension humaine et domestique peut tempérer une lecture purement financière.

L'offre relève d'une négociation

Le marchand de III.15 recherche un chemin sûr, puis un accord avantageux, la vente et la réussite de ses affaires. Un bail n'est pas une vente, mais c'est une convention assortie de clauses : loyer, durée, usage et obligations. L'espoir du verset 5 de voir les biens engagés dans la transaction croître plutôt que diminuer offre une analogie restreinte avec le souhait que le contrat soit profitable. Il ne fixe aucun loyer équitable et ne rend pas d'office une offre rentable. Un montant mensuel élevé peut être contrebalancé par les charges acceptées par le propriétaire. Le poème ancien traitant d'un commerce risqué, la comparaison doit en rester au stade d'un échange incertain, et non d'une équivalence juridique.

III.20 ajoute l'espoir de la richesse

III.20 s'adresse à Agni pour accroître les richesses et imagine des donateurs bien disposés envers le locuteur. Cela rend l'abondance tangible, mais le règlement d'un locataire est généralement dû en vertu d'un contrat, non d'un don spontané. Le contexte rituel du poème et ses versets issus du Rigveda doivent demeurer visibles. Fusionner III.20 et III.12 comme si une maison bénie attirait nécessairement des loyers constituerait une affirmation historique erronée. Le bail moderne exige une contrepartie consentante et des clauses acceptées, ce que l'hymne au commerce permet d'éclairer. Les sources anciennes diffèrent dans leurs demandes : une demeure sûre, une transaction réussie et une richesse divine. Une transaction immobilière rentable est une synthèse inédite imaginée par le lecteur moderne.

Le bénéfice est un scénario actuel original

Le rituel associé recherche une proposition de bail rentable. Il a été conçu pour le marché immobilier actuel. L'Atharvaveda ne garantit ni candidat, ni prix, ni rendement, et ne saurait certifier qu'un bail est équitable pour l'une ou l'autre partie. Un article rigoureux peut examiner si la proposition débouche réellement sur un accord et si ses charges laissent un bénéfice appréciable. Il peut également rappeler qu'une habitation est le foyer d'un individu, et pas simplement une ligne de revenus. Les sources apportent des éclairages distincts sur l'occupation des lieux et le commerce incertain. Elles ne délivrent aucune garantie financière ni l'autorisation de déduire d'anciennes pratiques de bailleurs à partir d'une bénédiction domestique.

Exemple commenté : le loyer le plus élevé n'est pas toujours le meilleur

Deux personnes soumettent des propositions de bail pour la même maison. L'une offre davantage d'argent mais demande au propriétaire de prendre en charge des modifications onéreuses ; l'autre offre moins mais accepte les conditions d'entretien habituelles. III.12 aide à garder à l'esprit la sécurité et l'usage du logement. L'accord de III.15 place les obligations réciproques au premier plan, et III.20 formule le désir de richesse sans trancher quelle offre est préférable. Si aucune proposition n'est acceptée, aucun revenu n'a commencé. Le sortilège moderne demande une offre rentable, mais les passages anciens démontrent pourquoi un montant séduisant et un accord durable et viable constituent deux problématiques distinctes.

Textes sources et études

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