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Rituels, significations et traditions magiques

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Atharvaveda · Prospérité matérielle

Un compte bancaire oublié n'est autre qu'une richesse existante retrouvée

Un disque lunaire décoratif en argent, des anneaux en laiton non gradués et un livre indigo.

Un sortilège pour un compte bancaire oublié espère retrouver de l'argent déjà détenu quelque part, et non gagner ou percevoir une nouvelle somme. L'Atharvaveda III.16 demande une part favorable; I.15 demande à la richesse de se rassembler et de demeurer; VI.117 concerne la restitution d'un emprunt. Ce ne sont là que des comparaisons partielles. Aucun hymne ancien ne décrit de relevés bancaires, de comptes dormants ou de méthode fiable pour découvrir un compte aujourd'hui.

LE TEXTE · ATHARVAVEDA

Hymnes abordés dans cet article

Commencez par les versets présentés ici. Consultez les autres hymnes mentionnés afin de comparer leurs images et leurs objectifs.

III.16

ATHARVAVEDA · LIVRE III EN POINT DE MIRE

Invocation matinale à diverses divinités, en particulier Bhaga

  1. Tôt (prātár) nous invoquons Agni, tôt Indra, tôt Mitra et Varuṇa, tôt les (deux) Açvins, tôt Bhaga, Pūshan, Brahmaṇaspati, tôt Soma et Rudra, nous les appelons.

  2. Le formidable Bhaga, conquérant dès l'aube, nous l'invoquons, le fils d'Aditi qui est le dispensateur (vidhartár), à qui quiconque s'estime faible [ou] fort, ⌊à qui le roi lui-même⌋ dit : « attribue-[moi] une part ».

  3. Ô Bhaga, guide, Bhaga, toi aux dons véridiques, Bhaga, porte cette prière (dhī́) vers le haut en nous accordant tes dons ; ô Bhaga, fais-nous prospérer en bétail, en chevaux, ô Bhaga, en hommes, puissions-nous être riches en hommes.

  4. Puissions-nous être fortunés (bhágavant) dès maintenant, ainsi qu'au déclin (? prapitvá) et au milieu des jours ; et, ô généreux, au lever du soleil, puissions-nous être dans la faveur des dieux.

Lire les 3 versets restants de III.16
  1. Puisse le dieu Bhaga lui-même être fortuné ; grâce à lui puissions-nous être fortunés ; toi ici présent, Bhaga, je t'invoque tout entier ; veuille, ô Bhaga, être notre précurseur ici.

  2. Les aurores s'inclinent (? sam-nam) devant le sacrifice (adhvará), tout comme Dadhikrāvan vers le lieu lumineux ; qu'elles m'amènent ici Bhaga, dispensateur de biens, comme de vigoureux (vājín) chevaux tirent un char.

  3. Que d'admirables aurores, riches en chevaux, riches en bétail, riches en héros, brillent toujours pour nous, répandant (duh) le beurre clarifié, abreuvées de tous côtés : protégez-nous sans cesse par vos bienfaits.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire III.16 sur Wikisource ↗

I.15

ATHARVAVEDA · LIVRE I ÉGALEMENT CITÉ

Avec une oblation : pour la confluence des richesses

Lire l'hymne comparatif I.15 (4 versets)
  1. Ensemble, ensemble que coulent les rivières, ensemble les vents, ensemble les oiseaux (patatrín) ; que de tout temps ils agréent ce sacrifice qui est mien ; j'offre avec une oblation de confluence (saṁsrāvyà).

  2. Venez droit ici à mon appel, ici vous aussi, affluents confluents ; faites prospérer cet homme, ô chants ; que chaque bête (paçú) qui existe vienne ici ; que toute richesse (rayí) existante demeure (sthā) auprès de lui.

  3. Les sources des ruisseaux qui s'écoulent ensemble, à jamais inépuisables, avec toutes ces confluences nous faisons affluer les richesses (dhána) vers moi.

  4. Ces [sources] de beurre (sarpís) qui s'écoulent ensemble, et de lait, et d'eau, avec toutes ces confluences nous faisons affluer les richesses vers moi.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire I.15 sur Wikisource ↗

VI.117

ATHARVAVEDA · LIVRE VI ÉGALEMENT CITÉ

Pour la délivrance de la faute ou de la dette

Lire l'hymne comparatif VI.117 (3 versets)
  1. Ce que je mange (?) d'emprunté, qui n'est point rendu ; avec quel tribut de Yama je vais et viens, à présent, ô Agni, je deviens quitte (anṛṇá) de cela ; tu sais délier toutes les entraves.

  2. Étant ici même, nous le restituons ; vivants, nous nous en acquittons (ni-hṛ) pour les vivants ; quel que soit le grain que j'ai dévoré après l'avoir emprunté, à présent, ô Agni, je deviens quitte de cela.

  3. Quittes dans ce [monde], quittes dans le monde supérieur, quittes dans le troisième monde puissions-nous être ; les mondes parcourus par les dieux et parcourus par les Pères, sur toutes ces routes puissions-nous demeurer quittes.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire VI.117 sur Wikisource ↗

La part de Bhaga ne prouve pas la propriété

Dans III.16, on invoque Bhaga pour obtenir une part attribuée, et le verset 3 dépeint l'abondance à travers le bétail, les chevaux et les serviteurs. Cette prière exprime l'espérance d'une attribution, non l'inventaire d'anciens avoirs. Un compte oublié est bien différent : s'il existe et appartient à la personne, sa valeur n'est pas nouvellement attribuée lors de sa découverte. La surprise relève de la mémoire et des registres. C'est pourquoi faire de III.16 une source directe pour le bienfait moderne induirait en erreur. L'hymne peut éclairer le sentiment d'une fortune inespérée, mais il ne peut désigner un établissement, prouver l'existence d'un compte ni déterminer à qui appartiennent les fonds.

I.15 peut dépeindre la réunion des ressources

I.15 s'ouvre sur les rivières, les vents et les oiseaux qui convergent ensemble, et demande que la richesse vienne vers un bénéficiaire pour y demeurer. Ses versets ultérieurs comparent les richesses à des fontaines d'eau, de lait et de beurre. Cette image se rapproche de l'expérience de ressources oubliées qui réintègrent le patrimoine utilisable d'une personne. Mais l'abondance fluide du poème ne dit rien des registres, de la preuve d'identité ou d'un solde dissimulé aux regards. Whitney signale un ordre différent des versets dans un témoin du Paippalāda ; même le cheminement poétique de la convergence varie selon les traditions. Un compte bancaire moderne est une trace écrite et une institution, non un cours d'eau dont l'hymne permettrait de deviner la source.

La restitution est une troisième relation distincte

VI.117 demande la délivrance d'un bien emprunté et non rendu. Le verset 2 évoque le grain consommé puis remboursé de son vivant. Si une institution financière doit véritablement des fonds qu'elle conserve pour un client, leur déblocage peut être comparé, de façon imagée, au remboursement d'une somme due. Pourtant, un dépôt n'équivaut pas à du grain emprunté, et un compte égaré peut n'avoir disparu que de la mémoire de l'individu, non de la conformité de l'établissement détenteur. La distinction importe. III.16 traite d'une part, I.15 d'un rassemblement, et VI.117 d'un remboursement. Aucun d'eux ne fournit la preuve factuelle du compte oublié. L'affirmation moderne dépend de registres qui se situent en dehors des textes anciens.

Le bénéfice contemporain et sa limite

Le rituel associé vise à obtenir l'argent d'un compte oublié. Il s'agit d'une intention moderne originale. Les sources n'enrichissent le thème de la redécouverte que lorsqu'elles demeurent des analogies, sans devenir la prétention qu'un sortilège localise des fonds ou garantisse un versement. Le lecteur peut comprendre pourquoi retrouver un avoir existant donne l'impression d'une aubaine, tout en reconnaissant que la propriété, l'accès et le montant constituent des questions distinctes. Les hymnes offrent de riches images d'attribution, de convergence et de restitution, mais aucun protocole bancaire ni certitude financière. Cette frontière maintient le monde matériel de l'ancien corpus distinct de l'écran d'un compte, tout en préservant ses intuitions sur les ressources espérées.

Exemple de lecture : trois sortes de surprises

Une personne apprend qu'un ancien compte abrite encore ses économies. I.15 peut illustrer la réapparition de ces ressources au sein de sa subsistance élargie, mais aucun nouvel argent n'a été créé. Si un parent lui fait don d'une somme inattendue, la part favorable de III.16 offre une comparaison plus lointaine. Si un emprunteur rembourse un prêt oublié, la restitution de ce qui était dû dans VI.117 s'en rapproche davantage. Ces trois cas peuvent sembler être un revenu surprise sur un relevé bancaire moderne, mais ils procèdent d'histoires différentes. Le sortilège désigne le premier cas, et les hymnes anciens ne sauraient prouver l'existence d'un tel compte.

Textes sources et études

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