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Rituels, significations et traditions magiques

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Atharvaveda · Prospérité matérielle

Aide financière, cours d'eau convergents et démarche de sollicitation

Un disque lunaire décoratif en argent, des anneaux en laiton non gradués et un livre indigo.

Une offre inattendue d'aide financière peut être comprise comme un don, un prêt, un sauvetage ou une nouvelle obligation. L'Atharvaveda I.15 dépeint l'abondance de manière éclatante sous la forme de cours d'eau qui convergent ; V.7 examine une requête délicate adressée à un donateur potentiel ; VI.117 s'inquiète de ce qui devra être remboursé par la suite. La lecture de ces trois passages évite de confondre un souhait moderne d'assistance avec une promesse antique d'argent sans condition.

LE TEXTE · ATHARVAVEDA

Hymnes abordés dans cet article

Commencez par les versets présentés ici. Consultez les autres hymnes mentionnés afin de comparer leurs images et leurs objectifs.

I.15

ATHARVAVEDA · LIVRE I À LA UNE

Avec une oblation : pour la confluence des richesses

  1. Ensemble, ensemble que coulent les rivières, ensemble les vents, ensemble les oiseaux (patatrín) ; que de tout temps ils agréent ce sacrifice qui est mien ; j'offre avec une oblation de confluence (saṁsrāvyà).

  2. Venez droit ici à mon appel, ici vous aussi, affluents confluents ; faites prospérer cet homme, ô chants ; que chaque bête (paçú) qui existe vienne ici ; que toute richesse (rayí) existante demeure (sthā) auprès de lui.

  3. Les sources des ruisseaux qui s'écoulent ensemble, à jamais inépuisables, avec toutes ces confluences nous faisons affluer les richesses (dhána) vers moi.

  4. Ces [sources] de beurre (sarpís) qui s'écoulent ensemble, et de lait, et d'eau, avec toutes ces confluences nous faisons affluer les richesses vers moi.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire I.15 sur Wikisource ↗

V.7

ATHARVA-VÉDA · LIVRE V EN GROS PLAN

Contre la ladrerie et ses effets

  1. Apporte-nous, ne reste pas là, ô ladre ; n'empêche pas (? rakṣ) notre offrande sacrificielle d'être emmenée ; hommage soit rendu à la déconvenue (vīrtsā́), à l'insuccès ; hommage soit rendu au ladre.

  2. Quel que soit l'enjôleur (? parirāpín) que tu avances, ô ladre, à celui-là des tiens nous rendons hommage : ne viens pas troubler mon gain (vaní).

  3. Puisse notre gain accordé par les dieux progresser (pra-kḷp) de jour comme de nuit ; nous nous mettons en marche derrière le ladre ; hommage soit rendu au ladre.

  4. Sarasvatī, Anumati, Bhaga, nous les invoquons en marchant ; une parole agréable (juṣṭá) et mielleuse, je l'ai prononcée dans les invocations divines adressées aux dieux.

Lire les 6 versets restants de V.7
  1. Quiconque je sollicite (yāc) par la parole, avec Sarasvatī, l'esprit attelé, que la foi le trouve aujourd'hui même, donnée par le soma brun.

  2. Ne viens faire échouer ni notre gain ni notre parole. Qu'Indra et Agni nous apportent tous deux de bonnes choses. Soyez tous disposés aujourd'hui à nous donner, accueillez le ladre.

  3. Va-t'en bien loin, ô insuccès ; nous détournons ton projectile ; je te connais, ô ladre, comme quelqu'un qui abaisse (? mīv), qui repousse.

  4. De même, en te dénudant grandement, tu t'attaches (sac) à une personne dans ses songes, ô ladre, déjouant le plan et le dessein d'un homme (púruṣa).

  5. Elle qui, étant immense, de haute stature (-unmāna), a pénétré toutes les contrées, à elle, à la chevelure d'or, à la perdition, j'ai rendu hommage.

  6. Dorée, fortunée, au coussin d'or, grande, à elle, au manteau d'or, au ladre, j'ai rendu hommage.

Traduction Whitney–Lanman telle qu'imprimée (1905) · Consulter V.7 sur Wikisource ↗

VI.117

ATHARVAVEDA · LIVRE VI EN DÉTAIL

Pour la délivrance de la faute ou de la dette

  1. Ce que je mange (?) d'emprunté, qui n'est point rendu ; avec quel tribut de Yama je vais et viens, à présent, ô Agni, je deviens quitte (anṛṇá) de cela ; tu sais délier toutes les entraves.

  2. Étant ici même, nous le restituons ; vivants, nous nous en acquittons (ni-hṛ) pour les vivants ; quel que soit le grain que j'ai dévoré après l'avoir emprunté, à présent, ô Agni, je deviens quitte de cela.

  3. Quittes dans ce [monde], quittes dans le monde supérieur, quittes dans le troisième monde puissions-nous être ; les mondes parcourus par les dieux et parcourus par les Pères, sur toutes ces routes puissions-nous demeurer quittes.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire VI.117 sur Wikisource ↗

III.15

ATHARVAVEDA · LIVRE III ÉGALEMENT MENTIONNÉ

Pour le succès dans le commerce

Lire l'hymne comparatif III.15 (8 versets)
  1. J'éveille (cud) le marchand Indra ; qu'il vienne à nous, qu'il soit notre précurseur ; repoussant l'avare, la bête sauvage en embuscade, que lui, détenant le pouvoir (īç), me dispense des richesses.

  2. Les multiples chemins, parcourus par les dieux, qui vont et viennent (sam-car) entre ciel et terre, qu'ils se réjouissent de moi avec du lait, avec du ghee, afin qu'en commerçant (krī) je puisse obtenir (ā-hṛ) des richesses.

  3. Avec du bois de chauffe, ô Agni, avec du ghee, moi, plein de désirs, j'offre l'oblation en vue de l'énergie (táras), de la force ; vénérant par le culte (bráhman), dans la mesure de mes moyens, cette prière divine (dhī́), en vue d'un gain au centuple.

  4. Cette offense (? çaráṇi) nôtre, puisses-tu, ô Agni, la tolérer (mṛṣ), quel que soit le lointain chemin que nous ayons parcouru. Que marché et vente nous soient propices (çuná) ; que le retour commercial me rende fructueux ; réjouissez-vous tous deux de cette oblation dans la concorde ; propices nous soient nos allées et venues et notre élévation.

  5. Avec les richesses par lesquelles je pratique (car) le négoce, cherchant la richesse par la richesse, ô dieux, que cela s'accroisse pour moi, et non ne diminue ; ô Agni, repousse (ni-sidh) par l'oblation les dieux qui anéantissent le profit.

  6. Avec les richesses par lesquelles je pratique le négoce, cherchant la richesse par la richesse, ô dieux, qu'Indra m'y accorde du plaisir (? rúci), que Prajāpati, Savitar, Soma, Agni fassent de même.

  7. Vers toi, avec hommage, ô prêtre Vāiçvānara (« pour tous les hommes »), nous élevons nos louanges ; veille sur notre progéniture, sur nous-mêmes, sur nos troupeaux, sur nos souffles.

  8. Chaque jour, puissions-nous t'apporter des offrandes avec constance comme pour un cheval à l'arrêt, ô Jātavedas ; nous réjouissant ensemble d'une abondance de biens, de nourriture, puissions-nous, tes voisins, ô Agni, ne subir aucun mal.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire III.15 sur Wikisource ↗

III.16

ATHARVAVEDA · LIVRE III ÉGALEMENT MENTIONNÉ

Invocation matinale à diverses divinités, en particulier Bhaga

Lire l'hymne comparatif III.16 (7 versets)
  1. Tôt (prātár) nous invoquons Agni, tôt Indra, tôt Mitra et Varuṇa, tôt les (deux) Açvins, tôt Bhaga, Pūshan, Brahmaṇaspati, tôt Soma et Rudra, nous les appelons.

  2. Le formidable Bhaga, conquérant dès l'aube, nous l'invoquons, le fils d'Aditi qui est le dispensateur (vidhartár), à qui quiconque s'estime faible [ou] fort, ⌊à qui le roi lui-même⌋ dit : « attribue-[moi] une part ».

  3. Ô Bhaga, guide, Bhaga, toi aux dons véridiques, Bhaga, porte cette prière (dhī́) vers le haut en nous accordant tes dons ; ô Bhaga, fais-nous prospérer en bétail, en chevaux, ô Bhaga, en hommes, puissions-nous être riches en hommes.

  4. Puissions-nous être fortunés (bhágavant) dès maintenant, ainsi qu'au déclin (? prapitvá) et au milieu des jours ; et, ô généreux, au lever du soleil, puissions-nous être dans la faveur des dieux.

  5. Puisse le dieu Bhaga lui-même être fortuné ; grâce à lui puissions-nous être fortunés ; toi ici présent, Bhaga, je t'invoque tout entier ; veuille, ô Bhaga, être notre précurseur ici.

  6. Les aurores s'inclinent (? sam-nam) devant le sacrifice (adhvará), tout comme Dadhikrāvan vers le lieu lumineux ; qu'elles m'amènent ici Bhaga, dispensateur de biens, comme de vigoureux (vājín) chevaux tirent un char.

  7. Que d'admirables aurores, riches en chevaux, riches en bétail, riches en héros, brillent toujours pour nous, répandant (duh) le beurre clarifié, abreuvées de tous côtés : protégez-nous sans cesse par vos bienfaits.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire III.16 sur Wikisource ↗

La confluence ne raconte qu'une partie de l'histoire

I.15 demande aux rivières, aux vents et aux oiseaux de converger, puis attire les animaux et la fortune vers un homme. Ses derniers vers comparent les richesses à des fontaines jaillissantes inépuisables d'eau, de lait et de beurre. L'image peut évoquer le soulagement d'un secours venant d'une source inattendue. Pourtant, une confluence nous renseigne sur la destination des ressources, non sur les conditions de leur arrivée. L'hymne ne fait pas la distinction entre un don gracieux et une avance remboursable, ni entre une aide d'urgence et un soutien régulier. La note de Whitney relève d'ailleurs un ordre différent des vers dans un témoin de la Paippalāda, rappelant que l'image de l'eau possède une histoire textuelle plutôt qu'une portée moderne figée.

La sollicitation apparaît en V.7

V.7 s'adresse à l'avare, demande qu'un don ne soit pas empêché et invoque des divinités associées à la parole et à l'approbation. Dans son cinquième vers, le locuteur sollicite quelqu'un par la parole et espère que la confiance inspirera cette personne. Le poème n'ignore donc rien de l'anxiété liée à la démarche de demander. Son cadre n'est pas celui des aides modernes face aux difficultés, et les figures particulières de l'hommage ou de l'offrande sacrificielle se prêtent mal à une transposition directe en soutien financier personnel. Cependant, le vers offre une analogie historique plus exacte pour une contribution proposée qu'un hymne générique sur l'abondance : il y a un donateur qui peut hésiter, une requête et l'attente d'une réponse favorable.

L'aide peut engendrer une dette

VI.117 s'ouvre sur un bien emprunté non rendu. Le vers 2 envisage explicitement de le restituer de son vivant, et le vers 3 cherche à se libérer de la culpabilité ou de la dette à travers plusieurs mondes. Si l'aide financière prend la forme d'un prêt, sa relation s'apparente davantage à ce poème qu'à un pur don. Le locuteur de VI.117 est celui qui doit, ce qui a son importance : recevoir de l'aide aujourd'hui peut engager la responsabilité demain. L'hymne ne peut décider si une offre actuelle s'accompagne de modalités de remboursement, mais il rend cette catégorie morale bien visible. Une aide devant être restituée ne saurait être assimilée à une richesse qui demeure simplement entre les mains du bénéficiaire.

Une intention moderne sans garantie antique

Le sortilège rattaché ici espère que quelqu'un proposera spontanément une aide financière. Cet objectif exact a été composé pour le recueil moderne. Les sources mettent en lumière différents aspects de la réception (convergence, appel et obligation) tout en laissant intacts le choix de l'individu moderne et les modalités pratiques. Une lecture intègre n'utilise pas les hymnes pour insinuer qu'un bienfaiteur est tenu de donner ou qu'un prêt constitue un don. La réflexion la plus féconde tirée de ce parallèle consiste à déterminer la nature exacte du soutien qui se présente. Un bénéficiaire peut se sentir privilégié dans chaque situation, mais le sens de la relation varie selon ses conditions.

III.16 demande à Bhaga une part allouée, et ses suppliants, faibles comme puissants, montrent que la recherche d'aide peut constituer un appel général à la subsistance. Il ne désigne pas un individu généreux particulier et n'efface pas les clauses d'un prêt. L'image de la part intervient donc avant que l'offre contemporaine ne soit définie : V.7 peut éclairer une sollicitation auprès d'un donateur, tandis que VI.117 ne prend son sens que si l'aide doit être restituée.

Exemple de tirage : un même montant, trois significations

Supposons que trois personnes transmettent chacune le même montant. La première donne librement après avoir appris un besoin ; le thème de la réponse généreuse de V.7 et la confluence de I.15 aident tous deux à le qualifier. Une autre propose un prêt remboursable ; VI.117 devient d'emblée la comparaison la plus pertinente, car restituer ce qui a été emprunté est intrinsèque à la relation. Une troisième règle par avance de futures prestations ; l'échange de III.15 s'en rapproche davantage. Un relevé bancaire peut afficher trois crédits identiques, mais les passages anciens permettent de distinguer les histoires qu'ils sous-tendent. Le sortilège moderne demande de l'aide, non pas que ces hymnes attestent un donateur ou une modalité spécifique.

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