Aller au contenu
WitchcraftDaily

Rituels, significations et traditions magiques

Adhésion
Français

Atharvaveda · Prospérité matérielle

Un parrain finance une entreprise de plein gré, non par commandement védique

Un disque lunaire décoratif en argent, des anneaux en laiton non gradués et un livre indigo.

Un sortilège de parrainage demande à une personne ou à une organisation d'associer ses ressources et sa réputation à un projet. Atharvaveda III.24 offre l'image d'un accroissement productif, V.7 formule une demande délicate auprès d'un donateur potentiel, et VII.12 recherche un accueil favorable auprès d'un auditoire réuni. Ce sont là des comparaisons utiles quant à l'intention, la demande et l'écoute. Elles ne font pas du mécénat une institution antique et n'obligent nullement un soutien moderne à donner son accord.

LE TEXTE · ATHARVAVEDA

Hymnes abordés dans cet article

Commencez par les versets présentés ici. Consultez les autres hymnes mentionnés afin de comparer leurs images et leurs objectifs.

V.7

ATHARVA-VÉDA · LIVRE V EN GROS PLAN

Contre la ladrerie et ses effets

  1. Apporte-nous, ne reste pas là, ô ladre ; n'empêche pas (? rakṣ) notre offrande sacrificielle d'être emmenée ; hommage soit rendu à la déconvenue (vīrtsā́), à l'insuccès ; hommage soit rendu au ladre.

  2. Quel que soit l'enjôleur (? parirāpín) que tu avances, ô ladre, à celui-là des tiens nous rendons hommage : ne viens pas troubler mon gain (vaní).

  3. Puisse notre gain accordé par les dieux progresser (pra-kḷp) de jour comme de nuit ; nous nous mettons en marche derrière le ladre ; hommage soit rendu au ladre.

  4. Sarasvatī, Anumati, Bhaga, nous les invoquons en marchant ; une parole agréable (juṣṭá) et mielleuse, je l'ai prononcée dans les invocations divines adressées aux dieux.

Lire les 6 versets restants de V.7
  1. Quiconque je sollicite (yāc) par la parole, avec Sarasvatī, l'esprit attelé, que la foi le trouve aujourd'hui même, donnée par le soma brun.

  2. Ne viens faire échouer ni notre gain ni notre parole. Qu'Indra et Agni nous apportent tous deux de bonnes choses. Soyez tous disposés aujourd'hui à nous donner, accueillez le ladre.

  3. Va-t'en bien loin, ô insuccès ; nous détournons ton projectile ; je te connais, ô ladre, comme quelqu'un qui abaisse (? mīv), qui repousse.

  4. De même, en te dénudant grandement, tu t'attaches (sac) à une personne dans ses songes, ô ladre, déjouant le plan et le dessein d'un homme (púruṣa).

  5. Elle qui, étant immense, de haute stature (-unmāna), a pénétré toutes les contrées, à elle, à la chevelure d'or, à la perdition, j'ai rendu hommage.

  6. Dorée, fortunée, au coussin d'or, grande, à elle, au manteau d'or, au ladre, j'ai rendu hommage.

Traduction Whitney–Lanman telle qu'imprimée (1905) · Consulter V.7 sur Wikisource ↗

III.24

ATHARVAVEDA · LIVRE III ÉGALEMENT MENTIONNÉ

Pour l'abondance du grain

Lire l'hymne comparatif III.24 (7 versets)
  1. Riches en lait [sont] les herbes, riche en lait ma parole (vácas) ; en conséquence, de celles qui sont riches en lait j'en apporte par milliers.

  2. Je connais celui qui est riche en lait ; il a rendu le grain abondant ; le dieu qui a pour nom « assembleur », c'est lui que nous appelons, où qu'il soit dans la maison de celui qui ne sacrifie point.

  3. Ces cinq directions qui existent, les cinq races (kṛṣṭí) issues de Manu (mānavī́), puissent-elles rassembler ici la fertilité (sphātí), comme les flots [amènent] les alluvions lorsqu'il a plu.

  4. Telle une source aux cent cours d'eau, aux mille cours d'eau, inépuisable, ainsi ce grain qui est le nôtre, en mille flots, inépuisable.

  5. Ô toi aux cent mains, rassemble ; ô toi aux mille mains, amoncelle ; de ce qui est fait et de ce qui doit être fait, apporte ici la graisse en abondance.

  6. Trois mesures des Gandharvas, quatre de la maîtresse de maison ; de celles-ci, quelle que soit la plus riche en graisse, c'est avec celle-là que nous te touchons.

  7. Celui qui apporte (upohá) et celui qui amasse (samūhá) [sont] tes (deux) distributeurs, ô Prajāpati ; qu'ils apportent ici la graisse, une abondance considérable et inépuisable.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire III.24 sur Wikisource ↗

VII.12(13)

ATHARVAVEDA · LIVRE VII ÉGALEMENT CITÉ

Pour le succès au sein de l'assemblée

Lire l'hymne comparatif VII.12 (13) (4 versets)
  1. Que l'assemblée (sabhā́) et le rassemblement (sámiti), les deux filles de Prajāpati, en parfait accord, me soient favorables ; que celui avec qui je me réunirai désire me venir en aide (? upa-çikṣ) ; puissé-je tenir des propos agréables parmi ceux qui se sont rassemblés, ô Pères.

  2. Nous connaissons ton nom, ô assemblée ; en vérité, jeu (naríṣṭā) est ton nom ; quels que soient ceux qui siègent dans ton assemblée, qu'ils parlent d'une même voix avec moi.

  3. De ceux qui siègent ensemble, je m'approprie l'éclat, le discernement (vijñā́na) ; de toute cette assemblée (saṁsád), fais de moi, ô Indra, le détenteur de la fortune (bhagín).

  4. Votre esprit qui s'est égaré, qui est attaché ici ou là, nous le faisons revenir vers ce lieu ; qu'en moi repose votre esprit.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire VII.12 (13) sur Wikisource ↗

III.15

ATHARVAVEDA · LIVRE III ÉGALEMENT MENTIONNÉ

Pour le succès dans le commerce

Lire l'hymne comparatif III.15 (8 versets)
  1. J'éveille (cud) le marchand Indra ; qu'il vienne à nous, qu'il soit notre précurseur ; repoussant l'avare, la bête sauvage en embuscade, que lui, détenant le pouvoir (īç), me dispense des richesses.

  2. Les multiples chemins, parcourus par les dieux, qui vont et viennent (sam-car) entre ciel et terre, qu'ils se réjouissent de moi avec du lait, avec du ghee, afin qu'en commerçant (krī) je puisse obtenir (ā-hṛ) des richesses.

  3. Avec du bois de chauffe, ô Agni, avec du ghee, moi, plein de désirs, j'offre l'oblation en vue de l'énergie (táras), de la force ; vénérant par le culte (bráhman), dans la mesure de mes moyens, cette prière divine (dhī́), en vue d'un gain au centuple.

  4. Cette offense (? çaráṇi) nôtre, puisses-tu, ô Agni, la tolérer (mṛṣ), quel que soit le lointain chemin que nous ayons parcouru. Que marché et vente nous soient propices (çuná) ; que le retour commercial me rende fructueux ; réjouissez-vous tous deux de cette oblation dans la concorde ; propices nous soient nos allées et venues et notre élévation.

  5. Avec les richesses par lesquelles je pratique (car) le négoce, cherchant la richesse par la richesse, ô dieux, que cela s'accroisse pour moi, et non ne diminue ; ô Agni, repousse (ni-sidh) par l'oblation les dieux qui anéantissent le profit.

  6. Avec les richesses par lesquelles je pratique le négoce, cherchant la richesse par la richesse, ô dieux, qu'Indra m'y accorde du plaisir (? rúci), que Prajāpati, Savitar, Soma, Agni fassent de même.

  7. Vers toi, avec hommage, ô prêtre Vāiçvānara (« pour tous les hommes »), nous élevons nos louanges ; veille sur notre progéniture, sur nous-mêmes, sur nos troupeaux, sur nos souffles.

  8. Chaque jour, puissions-nous t'apporter des offrandes avec constance comme pour un cheval à l'arrêt, ô Jātavedas ; nous réjouissant ensemble d'une abondance de biens, de nourriture, puissions-nous, tes voisins, ô Agni, ne subir aucun mal.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire III.15 sur Wikisource ↗

L'hymne des grains interroge ce qui croîtra

III.24 s'ouvre sur des plantes riches en lait et évolue vers un grain imaginé comme une fontaine inépuisable. Son cinquième vers invoque une puissance aux cent mains et aux mille mains pour rassembler et amasser l'abondance. Dans une négociation de mécénat, le projet soutenu doit présenter un résultat envisagé ; le poème sur le grain peut mettre en lumière l'écart entre les apports initiaux et le rendement espéré. Toutefois, un événement parrainé, une œuvre créative ou un projet de recherche n'est pas un champ védique. Le texte agricole ne fournit aucun budget ni aucun rôle de bailleur de fonds. Les notes de Whitney sur la recension Paippalāda révèlent des variantes dans l'imagerie du grain, c'est pourquoi il faut éviter de considérer la moindre tournure anglaise comme une promesse technique fixe de multiplication.

V.7 donne un destinataire à la requête

V.7 s'adresse à l'avarice et lui rend hommage à plusieurs reprises tout en demandant qu'un don ne soit pas bloqué. Plus loin, le locuteur invoque des paroles agréables et s'imagine solliciter une personne afin d'inspirer confiance. Ce ton inhabituel rend compte à la fois de l'espoir et de l'embarras inhérents à une demande de soutien. Un mécène peut néanmoins attendre de la visibilité ou une association en contrepartie, ce qui fait de l'accord moderne bien plus qu'un don. Le contexte sacrificiel de l'hymne et sa réticence personnifiée ne doivent pas être transformés en formule pour faire pression sur une organisation précise. Le texte peut éclairer l'acte humain de sollicitation, sans pour autant revendiquer un pouvoir sur la décision du soutien potentiel.

La faveur publique n'est pas un financement promis

VII.12 demande à l'assemblée et au rassemblement de se montrer favorables au locuteur, dans l'espoir de trouver des alliés secourables et des propos bienveillants. Une présentation de projet devant d'éventuels mécènes peut faire intervenir un auditoire qui apprécie l'idée mais n'engage aucun fond. Le troc de III.15 offre une autre comparaison possible si le parrainage comporte des contreparties négociées de part et d'autre. Ces distinctions textuelles sont cruciales : reconnaissance, don et échange ne relèvent pas d'une seule et même relation financière. Le terme moderne de soutien peut englober de l'argent, des ressources matérielles ou des facilités d'accès, et aucun ne s'obtient par de simples applaudissements. Les diverses scènes de prise de parole, de don et de commerce de l'Atharvaveda peuvent aider le lecteur à définir ce que signifierait concrètement un soutien dans la situation actuelle.

L'opération magique moderne originale

Le sortilège associé vise à obtenir le soutien financier d'un mécène pour un projet. Cet aboutissement exact est contemporain et inventé. III.24 peut aider à formuler le résultat productif escompté, V.7 la difficulté de demander, et VII.12 l'audience publique. Aucun ne valide la faisabilité d'un projet, ne garantit une contribution ni ne dicte les termes d'un contrat de partenariat. Le lecteur doit comprendre pourquoi ces passages historiques sont des analogies plutôt qu'un rituel ancien de mécénat. Leur valeur consiste à révéler l'enchaînement logique entre la conception d'une tâche utile et l'obtention d'un soutien consentant. Le mécène demeure une personne ou une institution qui prend une décision présente, non une figure contrainte par un poème antique.

Étude de cas : un public enthousiaste, aucun mécène

Une équipe présente un projet d'exposition locale. VII.12 ressemble à l'audition publique où les participants tiennent des propos encourageants ; III.24 fait écho à l'espoir de l'équipe d'édifier quelque chose qui nourrisse la communauté, par simple analogie. V.7 devient pertinent lorsqu'on sollicite des ressources auprès d'un bailleur. Si une entreprise apprécie le projet mais n'offre que de la visibilité, celui-ci bénéficie d'attention, mais non du soutien financier visé par le sortilège. Si elle propose des fonds en échange d'une valorisation de sa marque, le troc de III.15 offre une comparaison plus étroite. Cet exemple montre pourquoi le soutien doit être défini selon ses modalités réelles, et non d'après un simple accueil chaleureux.

Textes sources et études

LA BIBLIOTHÈQUE DE SORTILÈGES RÉSERVÉE · MEMBRES UNIQUEMENT

Rituel réservé aux membres : Faire en sorte qu'un mécène m'accorde un soutien financier.

L'AVANTAGE

Faites en sorte qu'un mécène m'offre son soutien financier.

Le rituel complet est réservé aux membres. Inscrivez-vous dès maintenant pour un accès complet à plus de 1500 sortilèges détaillés étape par étape, et bien plus encore.

À utiliser de manière responsable. Aucun résultat n'est garanti.