Aller au contenu
WitchcraftDaily

Rituels, significations et traditions magiques

Adhésion
Français

Atharvaveda · Amour et obéissance

Charmes d'amour dans l'Atharvaveda : désir et consentement

Un disque lunaire décoratif en argent, des anneaux en laiton non gradués et un livre indigo.

L'Atharvaveda I.34 emploie une herbe douce dans un charme amoureux, tandis que II.30 cherche l'amour d'une femme. Une pratique actuelle doit préserver le libre choix d'autrui et refuser toute contrainte.

LE TEXTE · ATHARVAVEDA

Hymnes abordés dans cet article

Ces versets fournissent la formulation et la séquence examinées dans l'article ci-dessous.

I.34

ATHARVAVEDA · LIVRE I À LA UNE

Un sortilège d'amour : avec une herbe douce

  1. Cette plante est née du miel (mádhu-) ; avec du miel nous te déterrons ; c'est du miel que tu es engendrée ; ⌊ainsi⌋ fais que nous soyons pourvus de miel.

  2. Au bout de ma langue le miel, à la racine de ma langue la douceur du miel ; puisses-tu être tout entière sous mon pouvoir (krátu), puisses-tu adhérer à mon dessein (cittá).

  3. Empreinte de miel (mádhumant) [est] mon entrée, empreinte de miel ma sortie ; de ma voix je dis ce qui est miellé ; puissé-je être à l'image du miel.

  4. Plus doux que le miel suis-je (mádhu), plus miellé que la plante à miel ; de moi en vérité tu seras éprise (? van), comme d'une branche chargée de miel.

Lire le verset restant 1 de I.34
  1. Autour de toi avec une canne à sucre enlacée (paritatnú) j'ai marché, afin d'écarter toute haine mutuelle ; pour que tu sois celle qui m'aime, pour que tu sois celle qui ne s'éloigne pas de moi.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire I.34 sur Wikisource ↗

II.30

ATHARVA-VEDA · LIVRE II À LA LOUPE

Pour s'assurer l'amour d'une femme

  1. De même que le vent ici secoue l'herbe de la terre, ainsi je secoue ton esprit, afin que tu sois prise d'amour pour moi, afin que tu ne t'éloignes pas de moi.

  2. Puissiez-vous, ô Açvins, mener et rassembler [cette femme] auprès de celui qui l'aime. Vos fortunes (bhága) à tous deux se sont unies, unis [vos] desseins, unis [vos] chemins (vratá).

  3. Ce que les aigles souhaitent exprimer, ce que les êtres délivrés de tout mal souhaitent exprimer, qu'elle réponde ainsi à mon appel, comme la pointe rejoint l'emmanchure de la flèche (kúlmala).

  4. Ce qui [était] au-dedans, qu'il [soit] au-dehors ; ce qui [était] au-dehors, qu'il [soit] au-dedans ; saisis l'esprit des jeunes filles aux formes multiples, ô plante.

Lire le verset restant 1 de II.30
  1. Voici que cette femme est venue, désireuse d'un époux ; désireux d'une épouse, je suis venu ; pareil à un coursier au hennissement puissant (krand), accompagné de la fortune, je suis venu.

Traduction Whitney–Lanman telle qu'imprimée (1905) · Consulter II.30 sur Wikisource ↗

Le désir reçoit une voix

I.34 emploie une substance douce dans un vœu d'attirance; II.30 exprime un objectif social plus direct. Ces poèmes mettent le désir en paroles rituelles, mais ils consignent l'espoir de la personne qui parle plutôt que le consentement de l'autre. L'écart même entre ces deux positions demeure au cœur d'une lecture honnête.

I.34 et II.30 portent tous deux sur le désir, mais leur langage et les relations envisagées doivent faire l'objet d'une lecture attentive à leur contexte. L'attrait éprouvé par un individu apparaît dans ces poèmes sous la forme d'une requête ritualisée. Ce fait historique ne fait pas de la volonté d'autrui une chose dont le lecteur d'aujourd'hui serait le maître.

Deux poèmes mettent en scène l'attraction différemment

La douceur de I.34 est une image sensorielle chargée d'exprimer un vœu. L'orientation verbale de II.30 s'avère plus explicite quant à une relation. Dans chaque cas, le poème montre ce qu'une personne désire, non ce qu'une autre choisit librement. Leur rhétorique historique doit demeurer visible sans être adoptée comme un droit contemporain.

I.34 aux côtés de II.30

Les deux passages diffèrent par la voie par laquelle s'exprime le désir: une douceur matérielle d'une part, un appel direct de l'autre. Aucun des deux ne saurait attester une affection réciproque. Lire les poèmes en regard l'un de l'autre rend plus claire une limite essentielle: le langage rituel peut révéler le désir, mais il ne saurait révéler la volonté libre d'une autre personne. Le charme sensoriel et l'appel direct accordent également un poids distinct à l'objet et à la parole. Aucune des deux voies n'efface l'écart d'interprétation entre le désir consigné et la relation réciproque.

Le souhait d'une attention captive est contemporain

Le bienfait associé demande qu'une personne ciblée remarque l'orateur chaque fois qu'ils se rencontrent. Ce scénario précis a été conçu pour le catalogue moderne de sortilèges. Il ne constitue pas une traduction de I.34 ou de II.30. I.34 opère par la douceur sensorielle d'une plante; II.30 exprime un désir plus marqué d'orienter l'affection d'une autre personne. Aucun ne traite de rencontres répétées dans des lieux publics ni ne prouve que l'on puisse commander l'attention d'autrui. L'article peut néanmoins comparer la manière dont un souhait devient formulation rituelle.

Un regard constitue également un événement social de moindre envergure que l'amour. Quelqu'un peut remarquer une personne sans éprouver d'affection, et l'affection peut grandir sans signe délibérément provoqué. Les poèmes anciens condensent souvent la perception, l'attirance et l'attachement en un seul dénouement désiré, parce qu'ils s'expriment depuis le désir du requérant. L'association moderne offre à la rédaction l'occasion de distinguer ces étapes et de laisser la vie intérieure de l'autre personne hors d'atteinte.

Ce que la douceur peut et ne peut pas accomplir

La plante douce de I.34 offre une correspondance entre le goût et la réaction sociale espérée. La qualité sensorielle de la plante est mise à contribution pour décrire une rencontre séduisante. II.30 sollicite plus directement l'amour, déplaçant le poids de l'analogie matérielle vers la pression verbale sur une relation. Cette différence mérite d'être étudiée, car le lecteur peut y percevoir deux formes de logique rituelle tout en constatant leur limite: les poèmes conservent ce que l'orateur voulait, et non une réponse de la personne désirée.

Le travail rituel réservé aux membres en six phases joint est une création contemporaine symbolique originale et doit présenter la rencontre comme une invitation plutôt que comme une exigence de soumission. Les documents historiques révèlent un déséquilibre de pouvoir fréquent dans les charmes d'amour: une voix parle, tandis que l'autre est traitée comme l'objet d'une altération. Le lecteur d'aujourd'hui peut étudier cette asymétrie sans se l'approprier comme un droit. Le bienfait demeure strictement le vœu imaginé pour le catalogue, qualifié comme tel dans l'étude.

Lecture appliquée: d'une image douce à un regard

Lisez I.34 et déterminez ce que l'herbe douce apporte au vœu de l'orateur: son goût devient une analogie pour être accueilli agréablement. Lisez II.30 et repérez la demande directe, plus vigoureuse, concernant l'amour d'une autre personne. Placez ensuite le bienfait moderne à côté des deux. Être remarqué lors de rencontres répétées s'avère plus spécifique que la douceur du premier poème, et bien plus restreint que la mutation émotionnelle revendiquée par le second poème. Aucun des deux hymnes ne confirme le résultat moderne envisagé. Cette comparaison donne au lecteur le moyen d'envisager la correspondance historique, la supplique directe et le scénario contemporain inventé comme trois couches distinctes.

Textes sources et études

LA BIBLIOTHÈQUE DE SORTILÈGES RÉSERVÉE · MEMBRES UNIQUEMENT

Rituel réservé aux membres: Faire en sorte qu'une personne ciblée me remarque partout où nous nous rencontrons.

L'AVANTAGE

Faire en sorte qu'une personne ciblée me remarque partout où nous nous croisons.

Le rituel complet est réservé aux membres. Inscrivez-vous dès maintenant pour un accès complet à plus de 1500 sortilèges détaillés étape par étape, et bien plus encore.

À utiliser de manière responsable. Aucun résultat n'est garanti.