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WitchcraftDaily

Rituels, significations et traditions magiques

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Atharvaveda · Amour et obéissance

La première pensée à l'aube est un vœu moderne

Un disque lunaire décoratif en argent, des anneaux en laiton non gradués et un livre indigo.

La première pensée au réveil est un instant intime qu'un hymne antique ne saurait rapporter. VI.130 cherche à faire brûler un homme d'amour, tandis que d'autres versets de l'Atharvaveda traitent de la parole et des mauvais songes. Comparer ces actions révèle tout ce que la revendication matinale moderne y ajoute.

LE TEXTE · ATHARVAVEDA

Hymnes abordés dans cet article

Commencez par les versets présentés ici. Consultez les autres hymnes mentionnés afin de comparer leurs images et leurs objectifs.

VI.130

ATHARVAVEDA · LIVRE VI EN DÉTAIL

Pour gagner l'amour d'un homme

  1. Des Apsaras victorieuses en leur char, de celles qui triomphent sur leur char, telle est la passion amoureuse (smará) : ô dieux, faites jaillir l'amour ; que cet [homme] là-bas brûle de désir (anu-çuc) pour moi.

  2. Que cet [homme] là-bas m'aime (smṛ) ; devenu cher à mon cœur, qu'il m'aime : ô dieux, envoyez etc. etc.

  3. Pour que cet [homme] là-bas m'aime, et non moi lui en aucun temps, ô dieux, envoyez etc. etc.

  4. Rendez-[le] fou d'amour (un-māday-), ô Maruts ; ô atmosphère, rends-[le] fou ; ô Agni, toi aussi rends-[le] fou ; que cet [homme] là-bas brûle de désir pour moi.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire VI.130 sur Wikisource ↗

I.34

ATHARVAVEDA · LIVRE I ÉGALEMENT CITÉ

Un sortilège d'amour : avec une herbe douce

Lire l'hymne comparatif I.34 (5 versets)
  1. Cette plante est née du miel (mádhu-) ; avec du miel nous te déterrons ; c'est du miel que tu es engendrée ; ⌊ainsi⌋ fais que nous soyons pourvus de miel.

  2. Au bout de ma langue le miel, à la racine de ma langue la douceur du miel ; puisses-tu être tout entière sous mon pouvoir (krátu), puisses-tu adhérer à mon dessein (cittá).

  3. Empreinte de miel (mádhumant) [est] mon entrée, empreinte de miel ma sortie ; de ma voix je dis ce qui est miellé ; puissé-je être à l'image du miel.

  4. Plus doux que le miel suis-je (mádhu), plus miellé que la plante à miel ; de moi en vérité tu seras éprise (? van), comme d'une branche chargée de miel.

  5. Autour de toi avec une canne à sucre enlacée (paritatnú) j'ai marché, afin d'écarter toute haine mutuelle ; pour que tu sois celle qui m'aime, pour que tu sois celle qui ne s'éloigne pas de moi.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire I.34 sur Wikisource ↗

VII.100(105)

ATHARVAVEDA · LIVRE VII ÉGALEMENT CITÉ

Contre les mauvais songes

Lire l'hymne de comparaison VII.100 (105) (1 verset)
  1. Je me détourne du songe mauvais, du songe néfaste, de l'échec (ábhūti) ; j'érige le bráhman en mon rempart intérieur ; j'écarte les souffrances qui empruntent l'apparence des songes.

Traduction Whitney–Lanman telle que publiée (1905) · Lire VII.100 (105) sur Wikisource ↗

VI.130 demande l'amour sans notion d'horloge

VI.130 implore à plusieurs reprises les puissances divines d'orienter l'amour vers un homme désigné. La femme qui parle souhaite qu'il brûle pour elle ; au verset 3, elle désire même qu'il l'aime alors qu'elle-même ne partage pas ce sentiment. Le dernier verset invoque les Maruts, l'atmosphère et Agni pour intensifier son état. Rien dans ces quatre versets ne mentionne l'aube, le sommeil ou la succession de ses pensées. Son urgence provient d'appels réitérés et de l'image de la chaleur, non d'un rythme quotidien. Présenter cet effet comme une première pensée matinale transformerait une supplication passionnée en une affirmation d'observation sur la vie intérieure de cet homme, une prétention que le poème n'exprime jamais.

I.34 s'adresse à la présence même du suppliant

I.34 recourt au miel pour façonner la façon dont le requérant s'exprime et se présente. Sa langue, sa voix, ses arrivées et ses départs doivent devenir doux et attrayants, et il demande que l'être désiré ne s'en aille point. Cela pourrait inspirer une réflexion contemporaine sur le fait de rester gravé dans les mémoires après une conversation. L'accent ancien, cependant, repose sur l'image que renvoie l'orateur lors des rencontres, et non sur l'insertion d'une pensée dans l'esprit de l'être aimé à son réveil. Il inclut aussi le souhait de soumettre l'autre à l'intention de l'orateur, de sorte que la douceur n'en fait pas un pur modèle d'échange équitable. À côté de la chaleur de VI.130, le poème sur le miel propose une stratégie d'attraction distincte assortie d'une tension éthique propre.

Les traces relatives au sommeil sont singulièrement minces

VII.100 (105) demande que soient chassés les mauvais rêves et les souffrances semblables aux songes. Il confirme que les expériences du sommeil importaient dans ce recueil, mais il ne dit nullement qu'une personne s'éveillera en se souvenant d'un amant. Un verset contre les cauchemars n'explique pas non plus quelle pensée survient en premier le matin. Ce sont là des formes de connaissance différentes : un requérant peut exprimer un vœu, mais un hymne ne saurait attester d'un enchaînement invisible au sein de la conscience d'autrui. Juxtaposer VII.100 et VI.130 montre nettement cette limite. L'un repousse des rêves néfastes ; l'autre tente de susciter l'amour à l'état de veille ou sans repère temporel formulé. Aucun verset n'ouvre de passage entre une telle démarche et le bienfait moderne.

La Première Pensée du matin relève d'aujourd'hui

« Faire en sorte qu'une personne ciblée pense à moi dès le matin » et La première pensée du matin sont des créations contemporaines originales. Le bienfait mentionne la mémoire intime d'une autre personne et un moment précis que l'hymne attribué ne nomme jamais. On peut tout naturellement penser à son partenaire au réveil après des moments vécus ensemble, mais les versets antiques ne promettent ni ne mesurent cela. Une lecture responsable de cette pratique peut envisager l'image comme un souhait d'avoir une importance durable, tout en laissant à la personne ciblée ses propres pensées et ses choix. La comparaison historique demeure utile : la chaleur divine dans VI.130, la mise en scène miellée de soi dans I.34 et l'éloignement des mauvais rêves dans VII.100 décrivent chacun une opération différente.

Identifier l'esprit que décrit un verset

Dans VI.130.3, la locutrice énonce ce qu'elle veut que l'homme ressente, même si elle ne lui rend pas la pareille ; le verset rapporte son intention à elle, et non la première pensée de l'homme à son réveil. I.34 porte l'attention sur la langue emmiellée et la venue du requérant. VII.100 (105) éloigne les mauvais rêves de l'orateur. En parcourant ces versets, observez le changement de sujet, passant de l'homme désiré au requérant, puis à la détresse du dormeur. Aucun n'observe le souvenir matinal d'une personne. La comparaison permet de distinguer le désir exprimé des preuves concrètes de ce qu'un autre esprit éprouve réellement.

Textes sources et études

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